La diplomatie iranienne a qualifié le cessez-le-feu, entré en vigueur le 8 avril, de "pratiquement dénué de sens" suite à ces frappes nocturnes. Les récents bombardements ont principalement ciblé le sud de l'Iran ainsi que des zones proches de la capitale, notamment Karaj et Pishva. Selon l'agence Fars, ces attaques ont blessé au moins trois personnes dans la région de Téhéran.
Les États-Unis, pour leur part, indiquent que ces frappes visaient des installations militaires critiques iraniennes, justifiant leur intervention après avoir accusé Téhéran de retarder les négociations de paix. "Les ministères américains ont réagi en disant que ces frappes étaient nécessaires pour protéger les intérêts de la région," rapporte France 24.
Riposte iranienne contre les pays du Golfe
En conséquence, les Gardiens de la Révolution ont déjà lancé des drones contre des bases au Koweït et à Bahreïn. Au Bahreïn, des rapports indiquent qu'une enfant a été légèrement blessée, et des dégâts ont été signalés suite à des débris de missiles iraniens.
En outre, l'Iran a lancé des missiles sur une base américaine en Jordanie, affirmant avoir réussi à frapper des installations militaires. L'armée jordanienne a cependant déclaré avoir intercepté la majeure partie de ces missiles sans causer de victimes. Au même moment, Téhéran a menacé de cibler tout navire tentant de traverser le détroit d'Ormuz, un axe vital pour le commerce mondial du pétrole.
"Toutes les approches du détroit d'Ormuz seront considérées comme une collaboration avec l'ennemi," a averti Téhéran par l'intermédiaire de ses forces armées, ajoutant que deux navires avaient été frappés dans cette zone. Les États-Unis, faisant face à des accusations de blocus, ont nié toute forme de restriction dans le détroit.
Les inquiétudes grandissent alors que les États-Unis et l'Iran continuent de se lancer des accusations mutuelles, suscitant des craintes sur une escalade militaire imminente. Cette tension a des implications potentielles non seulement pour la paix dans la région, mais également pour la stabilité économique mondiale.







