Les autorités judiciaires de Metz ont confirmé l'ouverture d'une enquête concernant le meurtre de Noahm, le jeune homme de 19 ans décédé après avoir été agressé violemment dans la nuit du 29 au 30 mai. Le parquet a précisé qu'il examinait la possibilité que ce crime soit motivé par l'orientation sexuelle de la victime. Dans cette affaire, deux suspects âgés de 20 et 27 ans ont été mis en examen pour meurtre aggravé, une accusation qui pourrait leur coûter la réclusion criminelle à perpétuité.
Le procureur de la République, David Touvet, a expliqué dans un communiqué que le réquisitoire qui a été établi vise à s'assurer que toutes les circonstances entourant l'agression soient prises en compte. Cela inclut la dimension homophobe, qui pourrait être un facteur dans cette tragédie. Il a souligné que cette direction d’enquête pourrait permettre de mieux comprendre les motivations des agresseurs, qui étaient manifestement en état d’ivresse au moment des faits.
Dans sa déclaration, Touvet a insisté sur l'importance d'élargir les investigations et de considérer tous les éléments. Noahm a été victime d'une agression pour des raisons futiles selon les témoignages, après une tentative de sympathiser entre les deux groupes. Les suspects auraient demandé à la victime et ses amis d'effacer des vidéos prises lors d'un moment festif, ce qui aurait entraîné l'incident tragique.
Plusieurs organisations, notamment SOS Homophobie et l'association messine Couleurs Gaies, ont exprimé leurs préoccupations en dénonçant une agression homophobe. Un rassemblement a été organisé à Metz pour rendre hommage au jeune homme et pour éveiller les consciences sur le fléau de l'homophobie. Jean-Luc Mélenchon a également évoqué cette affaire sur les réseaux sociaux, la qualifiant d'agression homophobe.
L’Assemblée nationale a observé une minute de silence en mémoire de Noahm, en l'associant à un autre drame : la mort de Lyhanna, une fillette de 11 ans. Cependant, malgré cette mobilisation, le parquet a précisé que, jusqu'à présent, les éléments de l’enquête ne confirment pas une motivation homophobe. Les parents de Noahm ont quant à eux demandé à ce que la mémoire de leur fils ne soit pas instrumentalisée à des fins politiques.







