Radio France sous le feu des critiques pour la sous-représentation du Rassemblement national

L'Arcom pointe du doigt la sous-représentation du RN sur les ondes de Radio France.
Radio France sous le feu des critiques pour la sous-représentation du Rassemblement national
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L'Arcom souligne que "près de 60% du temps de parole accordé aux représentants du RN sur France Inter a été diffusé entre minuit et 5h59", avec plus de 70% sur France Info entre janvier et mars.

Ce jeudi 11 juin, l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel français, a mis en demeure Radio France pour la "sous-représentation" du Rassemblement national (RN) en journée entre janvier et mars. Le groupe public, de son côté, justifie cela par une "erreur technique" ayant affecté le comptage des temps de parole.

D'après les données fournies par l'Arcom, près de 60% du temps de parole accordé aux représentants du RN sur France Inter a été broadcasté durant la nuit, avec une proportion de plus de 70% sur France Info pendant la même période. L'autorité considère cela comme un manquement aux règles du pluralisme politique, d'autant plus critique en plein dans la campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars.

L'Arcom précise que les représentants du RN sont manifestement insuffisants dans les émissions en journée, ce qui soulève des questions sur l'équité de la couverture médiatique durant une période aussi susceptible.

Une révision nécessaire

Radio France a signalé avoir introduit un nouveau logiciel en janvier pour comptabiliser le temps de parole, mais a admis que celui-ci ne faisait pas la distinction entre le jour et la nuit. Un porte-parole a affirmé que "l'erreur est corrigée".

Selon le système de sanctions de l'Arcom, la mise en demeure constitue le dernier avertissement avant l'imposition d'une amende potentielle pour non-respect des obligations. L'autorité indépendante rappelle que des précédents rappels avaient été adressés à Radio France pour des infractions similaires en 2025 et 2026.

Elle insiste sur l'importance du respect des règles du pluralisme, notamment pour le service public, qui doit incarner les valeurs d'exemplarité et d'impartialité.

Réactions politiques

Cette décision a suscité des réactions vives parmi les dirigeants du RN. Marine Le Pen a exprimé que la situation n'était plus tenable, tandis que Jordan Bardella a souligné que le débat sur le pluralisme politique devient de plus en plus brûlant à l'approche de la présidentielle de 2027.

Non loin de là, une autre analyse est attendue de l'Arcom concernant la chaîne d'information continue CNews, qui fait également l'objet de préoccupations en matière de pluralisme. Reporters Sans Frontières (RSF) a alerté l'autorité au sujet de manquements significatifs de la chaîne vis-à-vis de ces principes essentiels.

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