Jeudi 2 juillet, le tribunal judiciaire de Pau a statué sur le cas de deux hommes dans la trentaine, amis depuis leurs années d'école au collège Saint-Maur à Pau. Ils faisaient face à des accusations de trafic de stupéfiants : l'un agissait comme livreur, tandis que l'autre, désigné comme « nourrice », hébergeait des substances illicites chez lui. Cette situation a conduit à une enquête où le livreur a fini par coopérer avec les autorités, révélant l'identité de son complice. Selon Thierry Sagardoytho, avocat du livreur, ce dernier a été « secoué » par les enquêteurs de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) et a choisi de parler (source : Sud Ouest).
Chômage et dettes, un cercle vicieux
Les deux hommes avaient accumulé des dettes importantes, cherchant désespérément des moyens de s'en sortir. Le livreur, qui consomme du cannabis depuis son adolescence, a déclaré vivre difficilement au quartier Saragosse à Pau avec un revenu de chômage de 1 100 euros par mois. Il envisage de vendre son appartement pour rembourser ses dettes et espère retrouver un environnement stable en emménageant chez sa mère à Billère. Après son expérience en détention, il a exprimé sa volonté de changer de vie, annonçant avoir trouvé une opportunité d'emploi (source : Le Parisien).
Quant à la « nourrice », ancien employé chez Candia, il a perdu son travail en raison de la conduite sous stupéfiants, le poussant à héberger des produits illicites chez lui. Lors d'une perquisition, les policiers ont découvert plusieurs blocs de résine et sachets d'herbe. Me Sagardoytho a plaidé pour une compréhension des circonstances difficiles de son client, tout en soulignant que le livreur avait aidé les enquêteurs, marquant une démarche vers la réhabilitation.
Une perspective d’avenir
Les juges, visiblement sensibles aux arguments avancés, ont analysé les réquisitions du parquet, hésitants quant à une réincarcération des deux amis. La nourrice a été condamnée à six mois de prison ferme aménageables, assortis de six mois de sursis probatoire avec obligation de soins et d'emploi. Le livreur, quant à lui, a écopé de dix mois de prison ferme également aménageables, avec cinq mois supplémentaires de sursis probatoire, soumis aux mêmes conditions. Cette décision soulève des espoirs de réinsertion pour les deux trentenaires, leur offrant une opportunité de reconstruire leur vie.







