Hexarq, la filiale crypto de BPCE, vise des clients institutionnels

Découvrez comment Hexarq ambitionne d'attirer des milliers de nouveaux clients.
Hexarq, la filiale crypto de BPCE, vise des clients institutionnels
La banque BPCE inaugure son siège dans deux nouvelles tours à Paris - Thomas Samson
Lancée en 2024 par le groupe BPCE, Hexarq propose l'achat de quatre principales cryptomonnaies. Pour élargir sa clientèle, elle dévoile de nouveaux services.

Les banques françaises, telles que le Crédit Agricole et la Société Générale, font leur entrée sur le marché des cryptomonnaies. Le groupe BPCE, bien qu'arrivant plus tard que ses concurrents, a l'intention de se positionner sur ce secteur dynamique. Sa filiale Hexarq a introduit, fin 2025, une offre permettant aux utilisateurs d'acheter majoritairement quatre cryptomonnaies, y compris le bitcoin et l'ether. À ce jour, Hexarq revendique déjà plusieurs milliers de clients.

À l'origine limitée aux clients de certaines banques régionales, l'offre d'Hexarq est désormais accessible depuis mi-juin à presque toutes les Banques Populaires et Caisses d’Épargne. Un représentant d’Hexarq a commenté : "Nos clients détiennent des portefeuilles plus conséquents que prévu, témoignant d'une stratégie de diversification patrimoniale. En France et en Europe, les portefeuilles moyens se chiffrent à 400-500 euros, mais nous constatons des montants supérieurs."

Pour préciser, Hexarq a obtenu l'agrément PSAN en décembre 2024 de l'AMF pour offrir divers services, dont la conservation d'actifs numériques et les transactions contre des monnaies légales. En février 2026, l'agrément européen Mica a complété cette validation, renforçant sa présence sur le marché.

Une part de marché ambitieuse

En voyant la concurrence croissante des acteurs crypto et des institutions bancaires, Hexarq se positionne avec fermeté. "Nous possédons un potentiel équivalent à la part de marché du Groupe BPCE dans le secteur bancaire, dépassant les 20%. À long terme, notre objectif est d'attirer des centaines de milliers de clients," espère le porte-parole.

D'ores et déjà, Hexarq a saisi des opportunités, similaire aux 23 autres acteurs agréés Mica en France, pour attirer les clients des sociétés qui n'ont pas réussi l'agrément avant la date limite du 1er juillet, y compris des géants comme Binance. "Nous avons récemment lancé une fonctionnalité de dépôts. Des clients ont déjà transféré leurs cryptos chez nous," confirme le représentant.

Hexarq projette aussi d'étoffer sa plateforme en ajoutant de nouvelles cryptomonnaies à son offre, intégrant des actifs comme l'XRP de Ripple et un stablecoin euro au cours des prochains mois. L'accent sera également mis sur l'évolution des fonctionnalités.

Vers une diversification des clients

"Les clients recherchent des revenus passifs, des options de trading avancées et des investissements récurrents ; nous devons faire évoluer notre plateforme pour capter ces besoins. Nous avons lancé notre plateforme pour le retail, mais nous pouvons aussi viser les clients institutionnels," souligne le représentant.

Néanmoins, en tant que filiale du groupe BPCE, Hexarq adopte une approche prudente vis-à-vis des produits considérés comme risqués. "Nous n'avons pas l'intention de proposer des produits à effet de levier. Nous éviterons de nous engager dans la DeFi tant qu'elle n'est pas réglementée, mais le staking figure sur notre feuille de route à court terme," précise le porte-parole.

Pour ouvrir un compte, les clients doivent s'acquitter d'un abonnement de 2,99 euros par mois. Les frais de transaction crypto s'élèvent à 1,5%, avec un montant minimum de 1 euro par transaction. BPCE envisage de modifier prochainement sa structure tarifaire : "Les clients n'auront d'abonnement à payer que s'ils restent inactifs. S'ils génèrent au moins 3 euros de frais de transaction, l'abonnement sera annulé. Nous ne voulons pas de clients passifs, car il y a des coûts associés, notamment de conformité et de mise à disposition d'un compte bancaire," conclut le porte-parole.

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