Dans un contexte économique délicat, le Medef, l'organisation patronale de France, a formulé des propositions visant à réduire le déficit public à 4,2% du PIB d'ici 2027. Ce chiffre se situe en deçà des 5% prévus par le gouvernement pour cette année, après un taux de 5,1% en 2025, selon des analyses rapportées par Les Échos.
Cette initiative s'inscrit dans un débat budgétaire crucial et vise à accompagner le gouvernement dans ses arbitrages. Le Medef envisage des mesures variées allant d'une hausse de la TVA à la réévaluation de la fiscalité des retraités, en passant par une réduction significative des dépenses publiques. Selon l'organisation, ces changements pourraient permettre d'économiser jusqu'à 100 milliards d'euros d'ici 2030.
Le document, évoqué par Les Échos, est également une «contribution» au débat public, dans laquelle le Medef affirme que la réduction des dépenses publiques est préférée à l'augmentation de la fiscalité, jugée moins récessive. Les mesures proposées, issues de rapports de la Cour des comptes et de l'Inspection générale des finances, pourraient générer 44 milliards d'euros d'économies dès 2027.
Une part importante de l'effort financier reposerait sur les fonctionnaires, notamment à travers une baisse des effectifs et un gel des revalorisations salariales. Les retraités seraient eux aussi concernés, avec un relèvement de l'âge de départ à 65 ans et une indexation limitée de leurs pensions jusqu'en 2030. Le Medef prône également un allègement des cotisations sociales, compensé par une augmentation de 2,3 points du taux de TVA, ainsi que la diminution des subventions de l'État aux associations et des remboursements de santé.
Du côté des entreprises, des mesures favorables, telles que la suppression de la surtaxe sur les bénéfices des grandes sociétés et une baisse des impôts de production, sont également envisagées.







