La question des droits de douane mis en place par les États-Unis, notamment sous l'administration Trump, reste une source d'inquiétude pour l'Europe. Sébastien Lecornu a qualifié ces mesures de "pratique originale", questionnant la légitimité des actions de son principal allié sans mentionner directement Donald Trump.
"On ne peut pas ignorer que l'un de nos principaux alliés adopte des pratiques douanières un brin originales," a déclaré Lecornu le 2 juillet lors des 26es Rencontres économiques d'Aix, provoquant l'hilarité de son auditoire.
Ce discours fait écho aux récentes menaces du président américain d'imposer des droits de douane de 100% sur les produits européens si une taxation des services numériques était mise en place. Comme l’a déclaré un porte-parole de la Commission européenne, ces menaces sont considérées comme "unilatérales et injustifiées".
Ces déclarations sont survenues juste après que les pays membres de l'Union européenne ont donné leur accord à un nouvel accord commercial avec les États-Unis, comprenant un plafond de 15% sur les droits de douane. Les tensions persistent, notamment suite à des incursions sur des sujets liés à la technologie et à l'environnement, que Trump considère comme un frein à ses exportations.
Au cours de son intervention à Aix, Lecornu a également abordé les inquiétudes liées à la volonté de Trump de retirer les États-Unis de l'Otan. "Je ne souhaite pas provoquer d'incident diplomatique," a-t-il déclaré, mais il a souligné que l'avenir de l'Alliance atlantique préoccupait sincèrement beaucoup de pays européens.
Ce sommet de l'Otan, prévu à Ankara les 7 et 8 juillet, se déroulera dans un climat de tension, où le président américain a exprimé son mécontentement face au soutien jugé insuffisant de l'Alliance dans sa croisade contre l'Iran. Ces sujets délicats laissant entrevoir un avenir incertain pour la coopération transatlantique.







