Ce vendredi matin, la ville du Mans est en émoi alors que le trafic des tramways a été entièrement suspendu. Les deux lignes, T1 (Université-Antarès) et T2 (Espal-Bellevue Hauts de Coulaines), ne sont pas en service suite à une agression violente survenue mardi dernier, impliquant deux agents de la Setram.
Les agents, chargés de contrôler les titres de transport, ont été attaqués alors qu'ils intervenaient dans un bus en direction de Le Mans-Allonnes. Selon le syndicat Force ouvrière, l'un des agents a reçu 28 jours d'interruption temporaire de travail (ITT) à la suite de cette agression. Cette situation a conduit les employés à exercer leur droit de retrait, ne se sentant pas en sécurité dans l'exercice de leurs fonctions.
Deux adolescents âgés de 17 ans, suspectés d’être les agresseurs, ont été interpellés par les autorités et placés en garde à vue, soulignant la gravité de l'incident. Une enquête est en cours pour faire la lumière sur les circonstances de cette agression, qui a secoué non seulement les agents de la Setram mais aussi la communauté locale.
Alors que mercredi, le service de bus avait également été perturbé pour la même raison, le service de bus a repris son cours normal ce vendredi. Les autorités et les représentants syndicaux demandent des mesures supplémentaires pour assurer la sécurité des agents de transport.
Cette affaire fait écho à des préoccupations plus larges concernant la sécurité dans les transports en commun en France, une question de plus en plus prégnante dans le débat public. Plusieurs experts ont exprimé leur inquiétude sur la montée de la violence dans les transports urbains, incitant les décideurs politiques à prendre des mesures proactives pour protéger les employés et les usagers.
La situation au Mans appelle à une réflexion approfondie sur la sécurité des agents et sur la nécessité d'améliorer les conditions de travail dans le secteur du transport.







