Ce jeudi, le tribunal de Lorient a condamné un couple pour avoir exercé des violences physiques sur leurs trois enfants entre janvier 2019 et décembre 2024. À l'issue du procès, les parents devront suivre un stage de responsabilité parentale dans les six mois.
Lors de l'audience, la mère a témoigné que l'intérêt de ses enfants était sa priorité. C'est elle qui a pris l'initiative de porter plainte après une scène violente survenue chez eux. Cette décision a été motivée par un incident où le père a bousculé un enfant, entraînant une chute, et a secoué un autre. La mère, choquée par cette situation, a précisé que l'alcool était souvent un facteur aggravant lors des interactions avec les enfants.
Les enfants, entendus par les gendarmes, ont déclaré que leur père avait tendance à les frapper, mais que les violences étaient moins fréquentes de la part de leur mère. Ce constat soulève des interrogations sur la norme de la violence dans l'éducation parentale. "Cette méthode de discipline est inadmissible", a commenté Elisabeth Plaud, avocate des enfants, rappelant qu'il n'existe pas de droit à la correction physique en France, comme confirmé par la Cour de Cassation.
En cours de divorce, les parents ont reconnu leurs erreurs et affirmé avoir pris conscience de la nécessité de changer leurs pratiques éducatives. La mère a même évoqué avoir cessé de donner des fessées. Cependant, les déclarations des enfants attestent que les violences se poursuivent, posant la question de l'impact durable sur leur bien-être.
Pour le tribunal, la sanction de stage de responsabilité parentale est indicative de la volonté de répercuter un message préventif sur l'importance d'une éducation sans violence. En répondant à la demande de justice des enfants, ce cas souligne les défis contemporains liés à la parentalité. Comme l'a rapporté Ouest-France, ce jugement pourrait encourager d'autres familles à réfléchir aux méthodes éducatives qu'elles adoptent.







