Le tribunal de commerce a récemment décidé de placer l'abattoir de Vannes, le dernier abattoir public multi-espèces du Morbihan, en redressement judiciaire depuis le 7 janvier 2026. Cette décision soulève de nombreux questionnements sur l'avenir de cet établissement, qui emploie une dizaine de personnes.
Les parties intéressées ont désormais un mois pour déposer leur dossier. Comme l'a souligné le préfet, L'État sera présent. Le président du tribunal de commerce sera chargé de prendre la décision finale
. Cette situation offre une chance potentielle aux repreneurs qui souhaitent revitaliser l'activité de l'abattoir, tout en préservant les savoir-faire et l'expertise des employés.
Michaël Galy, représentant de l’abattoir, a exprimé son souhait de conserver un maximum de professionnels qualifiés dans le cadre du plan de reprise
. L'importance de cet abattoir va au-delà de sa simple fonction économique : il représente un patrimoine et une tradition dans la région. Cependant, des experts avertissent que la complexité de la situation financière pourrait freiner les initiatives de reprise.
Dans un contexte économique difficile pour le secteur de la viande, d’autres abattoirs en France connaissent des défis similaires. Selon Ouest-France, plusieurs établissements ont récemment rencontré des difficultés, notamment à cause des fluctuations des coûts d’exploitation et des nouvelles réglementations. Néanmoins, des acteurs du marché estiment que la relance de l'abattoir de Vannes pourrait revitaliser non seulement son activité mais également son réseau de fournisseurs et d’éleveurs locaux.
La crise actuelle pose donc un dilemme : d’un côté, l’abattoir de Vannes a besoin de nouveaux investisseurs pour poursuivre ses opérations ; de l'autre, l’avenir incertain des salariés fleurte avec la précarité, ce qui ne manquera pas d'affecter le tissu économique régional. Les journées à venir seront cruciales pour déterminer si cet établissement pourra poursuivre son activité vitale pour la communauté.







