Le président du parti Reconquête, Éric Zemmour, a dévoilé sa stratégie pour les élections municipales de mars 2026, visant à ancrer ses idées sur le territoire français. Dans une déclaration récente, il a affirmé qu'il « proposera évidemment la fusion » avec d'autres listes de droite lors du second tour, en ciblant particulièrement les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN).
Lors d'un rassemblement à Saint-Mandé, où il a lancé la campagne du candidat local Rémy Longetti, Zemmour a souligné l'importance de recueillir des « scores les plus élevés partout » avant de penser aux alliances. Il a précisé : « Une haie après l’autre, nous ferons campagne avant d’envisager les discussions d’entre-deux-tours ». Fort d'un score de 16 % dans cette commune lors de la présidentielle de 2022, le leader de Reconquête se prépare à une approche tactique pour unir les forces de droite, tout en admettant que le RN pourrait ne pas être enclin à une telle alliance.
En ce qui concerne LR, Zemmour s'est montré prudent : « Je ne veux présager de rien », tout en notant que certains responsables locaux de LR ont déjà choisi de soutenir ses candidatures, comme à Bourg-en-Bresse. Les enjeux sont d'autant plus cruciaux que ces élections municipales sont perçues comme « la dernière étape avant la présidentielle », comme le rappelle le politologue Vincent Pons dans Le Monde.
Les candidats issus de Reconquête s'engagent à mettre en œuvre des orientations nationales jugées strictes, telles que l'interdiction de subventions pour les mosquées et un soutien réduit aux associations pro-migrants, ce qui pourrait susciter des débats passionnés dans les villes concernées. Zemmour est conscient que ce positionnement hardi ne fera pas l'unanimité, mais il voit en lui une opportunité d'enraciner durablement ses idées dans le paysage politique français.
Alors que la campagne pour les municipales commence à s'intensifier, l'attente grandit autour des alliances potentielles et de leur impact sur l'échiquier politique. Les experts s'interrogent sur la capacité de Zemmour à rallier les différentes factions de la droite, et la manière dont cette dynamique influencera les élections à venir.







