Au procès suite à une soirée d'intégration à Lille, où Simon Guermonprez, un étudiant de 19 ans, a tragiquement perdu la vie, le procureur de la République a requis, ce 20 janvier 2026, un non-lieu général. Selon ses déclarations, les trois étudiants ainsi qu'un chauffeur routier et l'Université de Lille ne seraient pas responsables de cette tragédie.
Le procureur a clarifié que les étudiants présents n’étaient pas contraints à la consommation d’alcool durant la soirée en question. Les enquêtes ont révélé que le jeune homme avait ingéré approximativement l'équivalent de quatre verres d'alcool durant 2 heures et 30 minutes. Un ami du défunt, interrogé par la police, a précisé qu’aucun ritual humiliant n’était imposé et que tous les participants avaient la liberté de refuser de boire.
En outre, le procureur a demandé la relaxe de l'Université de Lille, accusée d'homicide involontaire, ainsi que celle du chauffeur qui a percuté Simon sur l'autoroute A27. Bien que ce dernier ait d'abord menti sur l'incident, son comportement au moment des faits ne laisse pas transparaître de négligence. "Moralement condamnable, mais pas pénalement", souligne le procureur, qui a également rappelé que les tests d’alcoolémie n’ont révélé aucune imprudence de sa part.
Les conséquences de cette affaire soulèvent de nombreuses questions sur la sensibilisation aux risques d'alcoolisation chez les étudiants. Daniel Guermonprez, le père de Simon, reste déterminé à poursuivre son combat pour une réforme législative qui ferait de la santé mentale et de la consommation d'alcool des priorités au sein des établissements universitaires. Ce drame tragique remet en lumière la nécessité de repenser les pratiques d'intégration au sein des écoles et universités.
Le tribunal de Lille doit rendre sa décision dans les semaines à venir, et cette affaire continue de susciter un vif débat au sein de la société française. Les expertises médicales ainsi que les témoignages recueillis jusqu’ici pourraient être déterminants pour la suite du procès.







