La maire de Paris, Anne Hidalgo, a récemment pris la parole après une période de silence, en annonçant son soutien à Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie aux prochaines municipales. Dans un entretien avec Les Echos, Hidalgo a déclaré : « J’ai toujours dit que je voterais pour la gauche et celui qui conduit la liste, c’est Emmanuel Grégoire ».
Cependant, elle a été claire sur un point : il n’y aura pas d’alliance avec La France insoumise (LFI). « Mais attention, une alliance avec La France insoumise, c’est sans moi », a-t-elle ajouté, en soulignant que Jean-Luc Mélenchon représente « une impasse pour la gauche ».
Cette déclaration survient dans un contexte de tensions entre Hidalgo et Grégoire, ancien premier adjoint devenu député après la décision de la maire de ne pas briguer un troisième mandat. En effet, Hidalgo avait précédemment exprimé des réserves sur les capacités de Grégoire à conduire la gauche parisienne vers une victoire.
Lors de sa dernière cérémonie de vœux à l’Hôtel de Ville, Hidalgo n'a pas mentionné Grégoire, déclarant qu'elle était « tenue par la loi à une réserve ». Ce soutien tardif vient après une période où elle semblait hésiter à se prononcer sur les ambitions électorales de son ancien protégé.
Des avertissements contre des alliances potentiellement dangereuses
Concernant les élections municipales, Hidalgo a affirmé qu'elle s'impliquerait dans la campagne, tout en continuant son rôle de maire. Elle a également exprimé son inquiétude quant à une hypothétique alliance entre Rachida Dati et des personnalités d'extrême droite. « J’espère que les Parisiens ne feront pas le choix de Rachida Dati. Elle pourrait s’allier avec l’extrême droite, avec Sarah Knafo », a-t-elle déclaré.
Ses propos soulignent les enjeux cruciaux qui l'entourent alors que la candidate du parti Les Républicains est déjà sous enquête pour corruption. Les implications de ces alliances politiques seront à surveiller de près, alors que la gauche parisienne cherche à se ressouder face à des adversaires unis.
Cette situation est emblématique des défis auxquels la gauche fait face à Paris. Des experts estiment que sans une véritable union, les perspectives électorales pourraient être compromises. Selon Franceinfo, le manque de cohésion pourrait se traduire par des pertes dans des arrondissements clés.
Ainsi, alors qu'Hidalgo réaffirme son soutien à Grégoire, la question demeure : la gauche parisienne saura-t-elle surmonter ses divisions internes pour séduire l'électorat dans un contexte de rivalités exacerbées ?







