Une tragédie s'est abattue sur Nice mercredi soir, lorsqu'une femme de 23 ans a été abattue dans son véhicule, juste devant son bébé de sept mois, indemne. Le tireur, ayant pris la fuite sur un scooter, est activement recherché par les forces de l'ordre.
Selon des sources policières, le suspect serait un agent municipal travaillant dans le cadre des sports d'une école du centre-ville. Les premières investigations semblent indiquer une possible relation intrafamiliale, le beau-père de la victime étant suspecté.
Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a confirmé que « des éléments relatifs à une piste intrafamiliale » étaient examinés. Un homme de 45 ans, placé en garde à vue pour des violences antérieures envers la mère du compagnon de la victime, est également impliqué dans l'affaire.
Les événements tragiques se sont déroulés à l'intersection de l'avenue Henri-Matisse et du boulevard Napoléon-III, un endroit très fréquenté. La victime a subi un tir à bout portant, atteinte par une dizaine de balles, laissant de nombreux étuis de calibre 9 mm éparpillés sur le sol. Sa voiture a finalement terminé sa course contre un poteau.
Les enquêteurs ont retrouvé le scooter utilisé par le tireur dans une rue voisine, tandis que son propriétaire, ayant expliqué avoir prêté le véhicule au beau-père de la victime, a été placé en garde à vue.
Durant la nuit, le Raid a procédé à des perquisitions, mais le suspect demeure introuvable. Il semble que le suspect n’ait pas été présent à son travail le jour des faits, renforçant les suspicions autour de sa responsabilité.
Une enquête pour « meurtre aggravé » a été ouverte. Sur le réseau social X, le maire de Nice, Christian Estrosi, a exprimé son « immense émotion et profonde colère », tandis que le député Éric Ciotti a dénoncé un « drame absolu », ajoutant que « Nice ne doit en aucun cas devenir Marseille ».
Face à cette tragédie, Juliette Chesnel-Le Roux, élue écologiste et candidate à la mairie, a réclamé la suspension de la campagne municipale pour « faire preuve d’une unité républicaine face à l’horreur ».







