La récente alerte concernant le lait infantile de Nestlé suscite des inquiétudes chez certains parents. Deux nourrissons décédés, l'un à Bordeaux et l'autre à Angers, ont consommé un lait infantile rappelé pour une « possible contamination » par la bactérie Bacillus cereus. Cependant, les autorités précisent qu'aucun lien de causalité n'a encore été établi.
Malgré cela, les témoignages recueillis indiquent une certaine sérénité parmi les parents. « Je fais confiance, mais je vais attendre avant de finir ma boîte », confie Pauline, une jeune maman. Elle envisage d'acheter un nouveau produit par précaution.
Les pharmaciens, quant à eux, constatent un calme relatif. Lorène, une pharmacienne à Strasbourg, note qu'il n'y a pas eu une montée significative des inquiétudes ou des demandes d'informations. Elle observe même une stabilité des ventes de laits suspectés – Guigoz et Picot.
Le gouvernement a récemment déclaré que le processus de rappel était terminé. De nombreuses familles, comme celle de Fathia, semblent rassurées par les mesures de contrôle mises en place. « Les choses semblent bien gérées », affirme-t-elle, après avoir consulté le numéro du fabricant.
Pour certains parents, cependant, le retour aux marques de confiance est un dilemme. Rachel, qui aurait aimé allaiter, exprime son regret, tandis que Pierre s'interroge sur les conseils qu'il a reçus à l'hôpital. « On nous a dit de ne pas changer de marque, mais je demanderai au pédiatre », précise-t-il.
Dans les pharmacies, le personnel reste vigilant, collectant des informations pour anticiper d’éventuels problèmes. Ludovic, préparateur à Strasbourg, recueille les coordonnées des clients souhaitant être informés en cas de nouvelles alertes. La coopération entre les parents et les professionnels de santé semble essentielle dans cette période d'incertitude.
Fanny, quant à elle, se réjouit de voir son enfant passer bientôt aux aliments solides : « Fin du lait en poudre, ouf ! »







