Les agents fédéraux commencent à quitter Minneapolis le mardi 27 janvier, une décision annoncée par le maire Jacob Frey. Cette annonce intervient alors que le président américain, Donald Trump, adopte une approche plus conciliatoire face à l'indignation suscitée par la mort d’un manifestant, Alex Pretti.
Dans un message sur le réseau social X, Trump a exprimé son désir de réduire les tensions : "Je continuerai à lutter pour que les agents restants impliqués dans cette opération s’en aillent également". Le maire a déclaré qu'il avait eu une conversation téléphonique constructive avec Trump, qui a indiqué avoir eu des échanges similaires avec le gouverneur Tim Walz.
Une tragédie qui secoue la nation
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié de "tragédie" le décès d'Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, survenu lors d'une manifestation le 24 janvier. "Personne à la Maison Blanche ne veut voir de personnes blessées ou tuées dans les rues des États-Unis", a-t-elle insisté, soulignant que cette préoccupation touche même le président.
Le décès d'Alex Pretti, qui a suscité des critiques croissantes même au sein de la base de Trump, a contraint le président à déléguer le contrôle des opérations de la police de l'immigration à Tom Homan, l'ancien responsable de la politique d'expulsion des migrants. Cette décision, indiquée par Trump, témoigne de la pression croissante sur son administration.
Alors que la colère continue d’enfler à travers le pays, cette situation pourrait-elle marquer un tournant dans la stratégie de Trump concernant les manifestations et la politique migratoire ? Les experts s'interrogent sur les implications d'une telle tragédie pour l'avenir politique de Trump à l'approche des élections. "Il faut répondre à l’inquiétude des citoyens", a précisé un analyste politique de France 24, qui souligne l'importance de prendre en compte l'exaspération populaire.







