INFO LE PARISIEN. En vue des élections municipales de mars 2026 à Créteil, Les Républicains (LR) ont décidé de ne pas soutenir Thierry Hebbrecht et de soutenir Sylvain Thézard, candidat UDI. Malgré cette décision, Hebbrecht reste déterminé à se présenter.
Depuis longtemps, Thierry Hebbrecht représente l'opposition au maire sortant, Laurent Cathala (PS), et a été conseiller municipal depuis 1998, portant les couleurs de LR au cours de plusieurs scrutins. À quelques mois du scrutin, son parti choisit de le délaisser, créant une onde de choc dans la sphère politique locale, confirmée par la fédération LR du Val-de-Marne dans une déclaration au Parisien.
LR derrière l’UDI, avec Horizons et le Parti Radical
Gabriela Botros a été désignée comme la nouvelle cheffe de file LR pour la ville, une initiative qui marque un tournant vers une alliance parmi les forces de droite et du centre. Elle avait déjà tenté de se faire une place lors des élections départementales de 2021. Pour les municipales à venir, elle se joint à Sylvain Thézard sur sa liste.
« C’est la première fois à Créteil qu’une telle collaboration se forme, et cela témoigne de notre volonté d’alternance », a déclaré Thézard, ajoutant que son objectif est de contester le siège de Laurent Cathala, en invitant tous les opposants à se rallier à sa cause.
Ceux qui suivent la scène politique locale s'interrogent sur la survie politique de Thierry Hebbrecht. Sylvain Thézard espère qu’il se repliera sur son projet, affirmant : « Le choix de rejoindre notre mouvement appartient à Thierry, et chacun doit faire preuve de responsabilité pour soutenir l'alternance. »
Une rupture inattendue
Alors que Thierry Hebbrecht avait récemment publié une vidéo où le député LR Sylvain Berrios exprimait son soutien, un échange sur les réseaux sociaux a révélé une fracture : « Tu n’as pas su créer la dynamique nécessaire », a déclaré Berrios, critiquant le manque d'unité dans la campagne d'Hebbrecht.
En dépit de ces tensions, Thierry Hebbrecht reste attaché à son ancrage local. Dans un communiqué, il a affirmé que son véritable parti est Créteil, insistant sur l'importance d'être à l'écoute des habitants plutôt que de se concentrer sur les divergences politiques.
La course pour séduire les électeurs de droite est donc lancée. « Nous avons le meilleur projet pour garantir l'alternance », plaide-t-il, une idée reprise en écho par Sylvain Thézard : « Pour partisans, le vote utile est notre liste. Le changement est à portée de main. »
Cette riposte dynamique entre les candidats révèle un paysage politique en pleine mutation et pourrait bien redéfinir les enjeux des prochaines élections à Créteil.







