Lors de son procès, l'ex-sénateur Joël Guerriau a partagé son experience, qualifiant cette période de "horrible" et "très stressante", en évoquant un incident survenu avec la députée Sandrine Josso en novembre 2023. Il affirme avoir administré à Josso de l'ecstasy par inadvertance, durant une rencontre qui s'est tenue à son domicile parisien.
Cet ancien élu centriste, qui a quitté ses fonctions en octobre, est jugé pour avoir drogué son amie de longue date, une situation qui met en lumière le phénomène de soumission chimique. Déniant toute motivation sexuelle, Guerriau maintient son innocence et se dit peiné par l'incident.
En parlant au tribunal de sa dépression lors de sa campagne électorale de 2023, il exprime son angoisse face à un environnement qu'il trouvait accablant. "C'est un moment très difficile pour moi", déclare-t-il en mentionnant les pressions liées à sa réélection, notamment le manque de soutien de sa femme.
Guerriau raconte qu'un collègue sénateur lui aurait donné un sachet contenant une poudre, qu'il pensait être un "euphorisant naturel" pour soulager son anxiété. Il précise ne pas avoir envisagé qu'il s'agisse d'une drogue.
La veille de la rencontre avec Josso, en proie à une crise d'angoisse, il aurait préparé des verres avec cette substance, mais a finalement oublié son existence. "Ça paraît incompréhensible", constate le président du tribunal, Thierry Donard.
Le lendemain, alors que la députée arrive pour célébrer sa réélection avec lui, Guerriau prépare un dîner, mais note qu'il a oublié la poudre dans un de ses verres de champagne. Quand Sandrine Josso remarque un goût étrange, celui-ci persiste à la rassurer. Selon des experts, l'association de l'alcool avec la MDMA est un facteur de risque notoire pour la soumission chimique.
Rapidement, Josso commence à ressentir des effets inquiétants : palpitations, nausées et tremblements. À la vue de Guerriau manipulant un sachet suspect, elle décide de quitter son domicile et commande un taxi, manifestant sa détresse.
À l'hôpital, les résultats des analyses révèlent une intoxication aiguë à l'ecstasy, avec une concentration de MDMA très au-delà de ce qui est considéré comme récréatif. "J'aurais voulu que Sandrine me dise qu'elle se sentait mal", insiste Guerriau, affirmant qu'il n'avait nullement l'intention de lui nuire.
Le procès, suivi de près par les médias, soulève des questions cruciales sur les comportements à risque et la responsabilité personnelle. Les débats se poursuivent avec des témoignages qui enrichissent cette affaire complexe.







