Ce lundi 26 janvier 2026, l’ancien sénateur Joël Guerriau a été confronté à la réalité de son procès au tribunal correctionnel de Paris. Pendant plus de trois heures et demie, l’agresseur présumé de la députée Sandrine Josso a reconnu une partie de ses actes, tout en refusant d'admettre une intention malveillante.
Je suis vraiment désolé pour Sandrine. C’est quelque chose que je n’ai jamais voulu, mais les faits sont là.
C'étaient ses premiers mots à l’ouverture de l’audience. Ce mutisme qu’il avait entretenu depuis sa réélection au Sénat à l’automne 2023 a été brisé non pas par la vaillance, mais par une sincérité déconcertante.
Ses premiers mots à cette audience ont résonné comme un écho de ses déclarations lors d'une confrontation avec Sandrine Josso en novembre 2024 : Ça n’a jamais été ma volonté. Il ne se passe pas un jour où je ne souffre pas, ma vie est devenue un cauchemar.
Ces propos, exprimés avec une émotion palpable, témoignent d'une culpabilité intérieure mais aussi d'un homme en crise, selon des experts en psychologie criminelle, tels que le Dr Philippe Delarue, qui estime que la repentance peut parfois masquer une réelle prise de conscience des actes
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Ses excuses, adressées à la députée de la 7e circonscription de Loire-Atlantique, en ajoutant la mention de leur relation avant l'incident, préfigurent un procès où l’émotion se mêle à des enjeux politiques. Guerriau, vêtu de noir, a dû répondre de faits lourds de sens, soulignant ainsi le fossé qui s'est creusé entre sa carrière publique et ses actions privées.
Alors que le procès ne fait que commencer, il semble clair que l’ancien sénateur est confronté à ses propres démons, tout en devant naviguer dans les turbulentes eaux de la justice française, où chaque mot peut peser lourd dans la balance de son avenir.







