Alors que les élections municipales approchent, l'état des rues de Saint-Nazaire suscite des interrogations. La ville se débat avec des dépôts sauvages qui ombragent son paysage urbain. Ouest-France a accompagné des agents municipaux chargés de nettoyer ces sites indésirables, qui totalisent environ 1 500 interventions chaque année.
Un exemple frappant : un vieux fauteuil floral, usé, abandonné sur le trottoir de la rue du Dolmen, accompagné d'une chaise pliante et d'un carton. Les équipes d'intervention, composées de quatre agents, doivent agir rapidement, sous 72 heures, pour supprimer ces nuisances visibles. Le coût annuel de cette opération s'élève à 16 000 euros, une somme conséquente pour maintenir l'espace public propre.
Nous trouvons tous types d'objets, et c'est vraiment partout dans la ville
, indique Alexandre Duquerroy, agent d'intervention rapide. En effet, l'année dernière, la municipalité a noté une recrudescence
alarmante des dépôts sauvages, qui nuisent à l'image de la cité.
La situation est d'autant plus préoccupante que la campagne électorale bat son plein. Les réseaux sociaux, notamment Facebook, montrent régulièrement ces incivilités. Les citoyens se mobilisent, partageant des images et exprimant leur désarroi face à cette problématique. La municipalité envisage des mesures plus strictes, y compris des amendes pour ceux qui sont identifiés comme pollueurs.
Pour André Laurent, un resident de Saint-Nazaire, la propreté de notre ville est essentielle pour son attractivité. Nous devons tous en être responsables.
Les enjeux liés à l'environnement sont au cœur des préoccupations des électeurs, et cette question des déchets pourrait bien départager les candidats lors des prochaines élections.







