Raphaël Glucksmann a annoncé ce lundi sa décision de ne pas se présenter à la primaire de la gauche, un événement qui a suscité de vives discussions au sein du paysage politique français. Il a proposé à ses collègues du Parti socialiste de se rassembler autour d'une plateforme commune pour les élections de 2027. « Je n'y participerai pas, et je reste ferme sur ma position », a-t-il affirmé lors d'une interview sur BFMTV-RMC.
Lors d'un discours, Glucksmann a critiqué la division au sein de la gauche, mettant en lumière les deux pôles qui s'opposent : d'une part, Jean-Luc Mélenchon et sa vision populiste, et d'autre part, une gauche sociale-démocrate pro-européenne. Selon lui, « cette affirmation des deux pôles est essentielle pour enclencher une dynamique électorale efficace ». Il craint qu'une primaire n'approfondisse encore plus les divisions et ne mène à un candidat qui ne représente qu'un compromis minimal, une vue partagée par d'autres observateurs politiques comme Le Monde.
Les discussions autour de la primaire de la gauche se sont intensifiées depuis son lancement à Tours, où la désignation d'un candidat unique est prévue pour le 11 octobre. Toutefois, des dissensions internes au Parti socialiste restent à résoudre avant d'envisager une participation. Le climat est électrique, et certains membres du parti se voient déjà en désaccord avec le groupe de Mélenchon, augmentant ainsi le risque de créer un candidat qui ne saura pas rassembler le véritable électorat de gauche.
Glucksmann a insisté sur la nécessité de se concentrer sur des enjeux cruciaux dans le projet à venir, notamment l'éducation. Il souligne que « l'école est au bord de la rupture », notant que la France est l'un des pires pays en ce qui concerne la rémunération de ses enseignants par rapport à son PIB. Dans une déclaration poignante, il a ajouté : « Nous avons le devoir de redresser notre système éducatif pour garantir un avenir meilleur. »







