Une montée de tensions s'observe actuellement aux États-Unis. La mort tragique d'Alex Pretti, un infirmier tué le 24 janvier par un agent de la Border Patrol à Minneapolis, en témoigne. Ce drame s'est produit seulement deux semaines après le décès de Renee Good, une manifestante abattue par la police fédérale de l'immigration (ICE) dans la même ville.
Dans les deux cas, les autorités ont tenté de masquer leurs actions violentes en déclarant que ces interventions étaient justifiées. Cependant, les vidéos témoins mettent sérieusement en doute cette version officielle. Plutôt que d'exprimer de la compassion, les autorités ont accusé les victimes de vouloir nuire à la sécurité intérieure en les qualifiant de « terroristes ».
De plus, les autorités fédérales ont bloqué toute enquête locale concernant ces décès, offrant ainsi une impunité à des forces déjà critiquées pour leurs tactiques controversées. Ce climat de peur est alimenté par une politique d'immigration qui privilégie les arrestations brutales d'immigrants sans papiers, souvent bien intégrés dans la société.

Cette crise est le fruit d'une inaction prolongée, renforcée par l'absence de compromis législatif sur l'immigration, sujet sur lequel Donald Trump a semé la discorde. Par le passé, des accords avaient été trouvés, alliant renforcement des moyens de la police aux frontières et régularisations pour les migrants sans antécédents judiciaires.
Chantage
La mort d'Alex Pretti devrait réveiller les consciences sur les abus de la police de l'immigration, affectant profondément son image ainsi que celle de Trump. Pourtant, il semble que le président veuille au contraire exacerber les tensions, en ciblant des bastions démocrates affaiblis par une supposée fraude liée aux aides durant la pandémie, un sujet qui n'a rien à voir avec l'immigration.
Les mouvements de protestation pourraient justifier son recours à l'Insurrection Act, autorisant le déploiement de forces militaires pour des opérations de police, même à l'encontre des souhaits locaux. Dans un contexte d'élections de mi-mandat traditionnellement défavorables au parti au pouvoir, ce chantage est inquiétant.
Il est crucial d'apaiser cette situation. Les républicains doivent clairement faire comprendre à Trump qu'il y a des limites à ne pas franchir, tandis que les démocrates doivent se rappeler que la question de l'immigration illégale préoccupe également la population, face à une réponse qui ne fait qu'accentuer le chaos.







