Paris (France) – Un événement controversé secoue le monde politique alors que l'ex-sénateur Joël Guerriau se retrouve devant le tribunal correctionnel de Paris, accusé d'avoir drogué à l'ecstasy la députée Sandrine Josso dans le but de la violer. Ce drame aux répercussions politiques s'est déroulé lors d'une soirée au domicile de Guerriau, où un verre de champagne a pris une tournure inattendue.
Considérée comme emblématique des dangers de la soumission chimique, cette affaire a engagé Sandrine Josso dans un combat public contre ce fléau. Les motivations de Joël Guerriau, qu'il dément, seront scrutées de près lors des débats, en particulier le contexte de leur amitié de longue date.
Dans la soirée du 14 novembre 2023, Sandrine Josso, 48 ans, se présente chez l'ancien sénateur de Loire-Atlantique, âgé de 56 ans, pour célébrer sa réélection. À son arrivée, elle se rend compte qu'elle est la seule invitée. Alors qu'elle l’attend dans le salon, Guerriau prépare des coupes de champagne dans la cuisine.
Après avoir accepté un verre, elle note rapidement un goût étrange. Selon son témoignage, Joël Guerriau devient pressant, lui reprochant de ne pas manger ou boire. Tout en faisant des tours de magie, il joue avec l'éclairage, renforçant l'atmosphère troublante de la soirée.
Au bout de quelques minutes, Sandrine ressent un malaise inquiétant : palpitations, nausées, et tremblements. En voyant Guerriau manipuler un sachet, elle panique et décide de quitter les lieux, demandant de l'aide à ses collègues pour rentrer au palais Bourbon.
Transportée à l'hôpital, les tests révèlent une forte intoxication à l'ecstasy, avec un taux de MDMA dépassant largement la consommation typique. Cette découverte accablante relance le scandale.
Un acte d'inadvertance ?
Joël Guerriau, interpellé le lendemain, rejette les accusations et évoque un "acte d'inadvertance". Il affirme que le verre destiné à Josso était en réalité pour lui, se justifiant par un moment de détresse personnelle après la perte de son chat.
Une perquisition a révélé 30 grammes d'ecstasy cachés chez lui, un fait qui jette une ombre sur sa défense. Dans une déclaration à l'AFP, Sandrine Josso a exprimé son désir de transformer cette expérience traumatique en mission de sensibilisation, dénonçant la gravité des actes qui lui ont été perpétrés.
Guerriau, qui a récemment démissionné de ses fonctions, encourt une peine de cinq ans d'emprisonnement. Les juges d'instruction, bien que n'ayant trouvé aucune preuve d'agression sexuelle directe, ont jugé que le climat de leur rencontre justifiait une audience sur les accusations portées contre lui.
Cette affaire soulève des questions essentielles sur la sécurité des femmes dans les rapports de pouvoir et a ravivé le débat sur la soumission chimique dans notre société contemporaine.
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