Le débat sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 15 ans se tiendra à l'Assemblée nationale le 26 janvier 2026, soutenu par le gouvernement.
Cette initiative pourrait se révéler emblématique pour le deuxième mandat d'Emmanuel Macron. À partir de lundi, les députés examineront la proposition de loi de la députée Laure Miller (EPR), qui préconise d'interdire l'accès aux plateformes comme TikTok, Snapchat et Instagram aux moins de 15 ans. Au-delà de cela, ce texte vise également à élargir, dès 2026, l'interdiction des téléphones portables dans les lycées, à l'instar des collèges.
Des conséquences néfastes sur la santé mentale
Le projet de loi, qui reflète les préoccupations récurrentes du président concernant la santé des jeunes, a reçu un fort écho suite à un rapport de l'Anses. L'agence a alerté sur les dangers dont sont victimes les adolescents dans l'univers numérique, tels que le cyberharcèlement et l'exposition à des contenus inappropriés. Une jeune patiente a partagé son expérience en indiquant que les réseaux sociaux romantisent des comportements à risque.
Emmanuel Macron a, de son côté, enregistré une vidéo pour affirmer son soutien à cette mesure, évoquant la « procédure accélérée » pour permettre une mise en œuvre rapide de la loi. Cette démarche a d'ailleurs suscité des critiques de l'opposition, pour qui l'interdiction se révèle être une forme de « paternalisme numérique ».
La conformité avec le droit européen
Pour atteindre un compromis légal, la proposition a été modifiée suite aux critiques du Conseil d'État concernant la version initiale du texte. Le but est d'assurer la conformité avec le droit européen, en évitant les écueils d'une législation antérieure qui n'a jamais été appliquée.
La dernière version de la loi inclut des mesures spécifiques, où certaines plateformes peuvent être soumises à un système d'autorisation parentale. Cependant, la complexité de cette régulation a suscité des réticences au sein du gouvernement.
Vérifier l'âge des utilisateurs
Le gouvernement, par le biais de Laurel Miller, a déposé un amendement en délai pour clarifier que « l'accès à un service de réseau social en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans », tout en laissant certaines exceptions pour les contenus éducatifs. Toutefois, un système de vérification d'âge efficace reste à établir, en lien avec des travaux en cours au niveau européen.







