L'association SOS Racisme a récemment déposé plainte contre l'influenceuse d'extrême droite, Mila Orriols, pour « apologie de crime contre l’humanité ». Cette démarche fait suite à la diffusion, sur son compte Instagram, d'une image controversée où elle arbore un tee-shirt frappé de l'inscription « Adidolf », accompagnée de saluts nazis. Le président de l'association, Dominique Sopo, a confirmé le dépôt de plainte et a souligné la gravité de tels actes.
La plainte, initiée en septembre, a été transmise au parquet de Lyon après que la photo ait été mise en ligne le 6 septembre. Sur ce cliché, l'influenceuse de 22 ans montre un homme avec un vêtement comportant le logo détourné d'Adidas, évoquant sans équivoque les saluts nazis. SOS Racisme estime que cette publication répond à des critères permettant de qualifier un délit d’apologie de crimes contre l’humanité.
Mila déjà sanctionnée
Dans une vidéo récente, Mila a indiqué être convoquée par la justice pour « apologie du terrorisme » en lien avec cette publication. Elle a défendu sa position, la qualifiant d'« humour noir » et affirmant qu'il s'agissait simplement d'un jeu de mots. Il est important de noter qu'elle a déjà été condamnée en décembre dernier à une amende de 2 000 euros avec sursis pour des propos jugés racistes, un jugement pour lequel elle a annoncé son intention de faire appel.
En parallèle, le parcours médiatique de Mila a été marqué par de nombreux incidents, y compris des menaces de mort qui ont conduit à sa mise sous protection policière. Reconnue comme figure de l'extrême droite, elle a récemment annoncé son adhésion au collectif identitaire Némésis, revendiquant un discours féministe.
Cette affaire soulève une fois de plus la question des limites de la liberté d'expression sur les réseaux sociaux et les conséquences de la diffusion de contenus jugés haineux. Expert en sociologie, Jean-Pierre Dupont souligne que « la banalisation de ces symboles est alarmante et requiert une réaction immédiate de la société ». Les utilisateurs d'Instagram, particulièrement jeunes, doivent être conscients de l'impact de telles publications sur leur perception de l'histoire et des idéologies extrêmes.







