Alors que les tensions s’intensifient aux États-Unis, Donald Trump maintient sa position inflexible concernant l'immigration. Au lieu d’adopter un discours apaisant, il prend une posture offensive après la mort de deux Américains à Minneapolis, pendant que des manifestations contre l'immigration illégale se poursuivent dans la ville. Selon des rapports de Ouest-France, les événements tragiques qui se sont déroulés ne semblent pas donner à l'administration Trump l'envie de faire preuve de compassion.
Dimanche, Trump a accusé les démocrates d'être responsables de ces tragédies, soutenant que la mort de deux Américains, dont Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, était le résultat du "chaos" qu'ils engendrent. Pretti a été abattu lors d'une manifestation pacifique contre les opérations de la police de l'immigration (ICE) à Minneapolis.
Les événements tragiques
Ce décès tragique survient après celui de Renee Good, tuée par un agent de l’ICE le 7 janvier. Ces incidents exacerbent une situation déjà délicate et soulèvent des inquiétudes parmi la population, qui se sent de plus en plus en danger. Les manifestants, armés de pancartes et de bougies, se sont rassemblés en nombre devant un mémorial improvisé pour rendre hommage à Pretti.
Trump a utilisé sa plateforme Truth Social pour affirmer que « deux citoyens américains ont perdu la vie à cause de ce désordre causé par les démocrates », désignant clairement ses opposants politiques. Cette tentative de mécanisme de transfert de responsabilité a suscité de vives réactions parmi les élus démocrates, qui ont dénoncé cette démarche comme étant un mensonge flagrant. Chris Murphy, sénateur démocrate, a déclaré sur CNN : « Cela devrait inquiéter le grand public américain que l’administration Trump ment de manière si éhontée ».
Une réponse controversée
En réponse aux critiques, Kristi Noem, la ministre de la Sécurité intérieure, a accusé Pretti de tentative de « terrorisme », insinuant qu'il avait menacé les agents fédéraux avec une arme. Cependant, des analyses d'images de l’événement, relayées par l'AFP, semblent contredire cette version des faits.
Dans ce climat de crise, l'ancien président Barack Obama a également pris la parole, appelant à une mobilisation des citoyens américains : « Les valeurs fondamentales que nous chérissons sont attaquées ». L’appel d’Obama vise à unifier les Américains face à ce qu'il décrit comme un déclin alarmant du respect des droits humains.
Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, a exigeé que l'enquête sur ces incidents soit dirigée par les autorités locales, arguant que la confiance envers le gouvernement fédéral est compromise. En réponse, la Maison-Blanche a qualifié Walz de « pathétique » et a insisté sur la nécessité de maintenir une coopération avec les forces fédérales pour garantir la sécurité publique.







