Malgré l'intensification des tensions avec les États-Unis, Delcy Rodriguez, la présidente par intérim du Venezuela, cherche à affirmer la souveraineté de son gouvernement. Lors d'une rencontre avec des travailleurs pétroliers de l'État d'Anzoátegui, le 25 janvier, elle a déclaré : « Les ordres de Washington aux politiques vénézuéliens, ça suffit. »
Rodriguez insiste sur la nécessité d'une résolution des conflits internes par les Vénézuéliens eux-mêmes, sans ingérence étrangère. Son message est clair : « Assez des puissances étrangères ».
Investie comme cheffe de l'État par intérim au début de janvier, Rodriguez a fait référence aux conséquences désastreuses des tentatives d'ingérence américaine, évoquant la nécessité de préserver l'indépendance face à ce qu'elle qualifie comme un « fascisme et extrémisme » croissants dans le pays. Elle a notamment accusé Donald Trump d'agir comme un prédateur en faveur de l'impérialisme américain.
Une loi sur les hydrocarbures
Delcy Rodriguez a également signalé sa volonté de renforcer le secteur pétrolier du Venezuela. Après avoir signé des accords pétroliers avec les États-Unis, elle a engagé une réforme législative qui permettra l'exploitation des hydrocarbures par des entreprises privées établies dans le pays. Rodriguez a récemment annoncé la réception d'un versement de 300 millions de dollars dans le cadre de la vente de pétrole aux États-Unis.
En parallèle aux réformes économiques, le gouvernement vénézuélien a procédé à la libération d'un nombre considérable de prisonniers politiques, avec 104 personnes relâchées en une journée seulement, selon l'ONG Foro Penal. Bien que le gouvernement annonce avoir libéré 626 détenus politiques depuis décembre 2025, Foro Penal a noté que ce chiffre pourrait être exagéré, en affirmant que la moitié des relâchements recensés pourrait être plus représentatif de la réalité.
Toutefois, les relations avec Washington demeurent tendues, le gouvernement américain ayant exprimé son intention d'inviter Rodriguez à une rencontre aux États-Unis, suite à un entretien téléphonique avec Trump.







