Un homme de 61 ans a été condamné à 70 heures de travaux d'intérêt général par le tribunal judiciaire de Strasbourg, suite à des menaces de mort proférées à l'encontre de Jamila Haddoum, candidate de la France insoumise, et de ses deux fils. Les faits se sont déroulés durant la nuit du 6 au 7 mars 2026, alors que la candidate et ses enfants collaient des affiches pour les municipales.
Le prévenu, agissant sous l'emprise de l'alcool, n'a pu se remémorer les circonstances de son acte lors de l'audience. Il a été décrit comme brandissant un couteau devant Haddoum et ses fils, suscitant une vive inquiétude parmi les témoins. Selon son avocat, Me Nicolas Clausmann, l'homme regrette profondement ses actes et affirme qu'il n'y avait pas d'intention politique derrière son comportement impulsif.
Pour la victime, représentée par Me Clément Pialat, cette décision du tribunal est jugée appropriée. "Condamner à des travaux d'intérêt général après une agression politique a du sens. Cela permet de reconnaître la gravité de l'acte sans recourir à une incarcération," a-t-il déclaré à ICI Alsace. Jamila Haddoum a pour sa part partagé une vidéo de l'incident sur les réseaux sociaux, attirant l'attention sur la violence à laquelle sont confrontés certains acteurs politiques.
En outre, le tribunal a ordonné à l'agresseur de verser un total de 3.000 euros de dédommagement à la candidate et à ses fils. S'il ne satisfait pas à ses obligations dans un délai de 18 mois, il risque une peine de quatre mois d'emprisonnement, signalant ainsi la rigueur du système judiciaire face à de tels incidents.







