Ce jeudi 2 avril, les autorités iraniennes ont annoncé l'exécution d'Amir-Hossein Hatami, condamné pour avoir collaboré avec le régime d'Israël et les États-Unis lors des manifestations qui ont agité le pays en janvier. D'après Mizan Online, l'organe du pouvoir judiciaire, Hatami a été pendu à l'aube pour avoir mené des actions jugées comme une menace pour la sécurité nationale.
Le gouvernement iranien a souligné que parmi les actes reprochés à Hatami figurait une tentative d'intrusion dans un centre militaire, dans le but de s'emparer d'armes. Cette déclaration a suscité des préoccupations quant à la répression croissante des dissidents dans le pays.
Les experts s'accordent à dire que cette exécution marque un tournant dans la stratégie du régime pour réaffirmer son autorité face à la contestation populaire. Selon le politologue d'origine iranienne Saeed Laylaz, "l'État utilise ces exécutions comme moyen d'intimidation pour dissuader d'autres possibles manifestations contre le régime". Par ailleurs, plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont condamné cette mesure, qualifiant les accusations de politiques et l'exécution d'une violation des droits humains.
Alors que le climat politique en Iran reste tendu, des questions se posent sur la réponse internationale à de telles actions, en particulier à l'égard des Etats-Unis et de l’Union Européenne, qui surveillent de près l'évolution de la situation et les conséquences des répressions internes.







