À Islamabad, les délégations américaines et iraniennes s'apprêtent à engager des discussions emblématiques pour tenter d'apaiser les tensions au Moyen-Orient. Alors qu'un cessez-le-feu précaire est en place, les conflits persistent autour du détroit d'Ormuz et d'importants désaccords nucléaires compliquent la situation.Ce texte reprend les éléments principales du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour en découvrir tous les détails.
À l’aube de ces négociations critiques pour la paix, un renforcement des mesures de sécurité a été observé à Islamabad. Les discussions auront lieu dans un hôtel de la capitale pakistanaise, où les enjeux sont palpables.
Au cours de ce week-end, et sous la direction du Premier ministre pakistanais, une délégation américaine comprenant le vice-président J.D. Vance, Jared Kushner et l'envoyé spécial Steve Witkoff, rencontrera les négociateurs iraniens, dirigés par Mohammad Ghalibaf. Ce dernier a toutefois conditionné sa participation à la cessation des frappes israéliennes au Liban. Sur X, il a déclaré : "Le Liban et tous les alliés de l'Iran sont partie intégrante du cessez-le-feu. Toute violation entraînera des représailles immédiates."
Des discussions sous haute tension
Ces pourparlers, déjà suspendus, pourraient s’avérer particulièrement ardus. Parmi les nombreux points du plan de paix à aborder, deux revêtent une importance capitale : l'enrichissement de l'uranium, que Téhéran souhaite poursuivre, et la situation stratégique dans le détroit d'Ormuz.
Malgré le cessez-le-feu, seulement six navires ont réussi à traverser la zone dans les dernières 36 heures, tandis que plus de 20 000 marins et de nombreux bateaux demeurent bloqués. Raman Kapoor, capitaine d’un de ces navires, a confié : "Bien que le cessez-le-feu ait un peu amélioré la situation, l’équipage reste tendu. Avec les déclarations contradictoires quotidiennes de Trump, l'incertitude persiste."
Le déblocage du détroit d'Ormuz pourrait dépendre de considérations financières. L'Iran a déjà imposé un montant exorbitant à certains navires empruntant cette voie stratégique et envisage d’instaurer un péage maritime, une initiative qui enfreint le droit international, mais que Donald Trump a suggéré de considérer, à condition de recevoir une part des revenus.







