La trêve pour la Pâque orthodoxe a pris fin dimanche 12 avril après 32 heures de cessez-le-feu, alimentant à nouveau les tensions entre Kiev et Moscou. Les deux pays se sont mutuellement accusés de violations, l'Ukraine signalant 2 299 infractions des forces russes, tandis que Moscou a comptabilisé 1 971 violations ukrainiennes. Suivez les dernières nouvelles sur la guerre en Ukraine ce lundi 13 avril.
En dépit de l'accord temporaire, les armées ukrainienne et russe ont échangé des accusations de violations à des centaines de reprises. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait donné son feu vert à cette cessation des hostilités, mais a déjà annoncé que son pays répondrait "coup sur coup" à toute agression. Comme l'année précédente, le calme sur le front, qui s'étend sur 1 200 km, demeure instable.
Les forces ukrainiennes ont affirmé que malgré quelques reprises d'activités militaires, elles n'avaient pas été la cible de bombardements aériens lourds ni d'attaques de drones pour cette période. Le lieutenant-colonel Vassyl Kobziak de la 33e brigade mécanisée a rapporté que la situation était "plutôt calme" dans son secteur de Kharkiv. Cependant, de nombreux soldats et civils expriment des doutes quant à la réalité de ce répit, le soldat Igor Kryvytch, 52 ans, invoquant une "illusion" de tranquillité.
Une prolongation de la trêve écartée par Moscou
Le Kremlin a rejeté les appels pour prolonger la trêve, déclarant que le cessez-le-feu ne pourra être renouvelé que si Kiev accepte les demandes russes, notamment en matière de concessions territoriales. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a souligné qu'une "paix durable" exigeait la protection des intérêts russes, un point de vue en total désaccord avec les positions ukrainiennes.
Zelensky avait jugé "correct" de prolonger la trêve, mais ses propositions ont été écartées par Moscou, qui considère que Kiev doit se soumettre à ses conditions. La Russie exige notamment un retrait des forces ukrainiennes de la région de Donetsk, partiellement occupée par des troupes russes. Ces demandes sont catégoriquement rejetées par Kyiv, qui y voit un appel à la capitulation.
Face à l'impasse des pourparlers, les tensions entre les deux nations vont en s'intensifiant. Une situation aggravée par le décalage de l'attention des États-Unis vers d'autres conflits, notamment l'Iran. Des voix averties soulignent que sans engagement sincère des deux parties, la perspective d'une paix reste lointaine.







