Lors d'une déclaration faite à Strasbourg, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé que la France soutenait l'établissement d'un tribunal spécial pour juger les actes d'agression menés par la Russie en Ukraine. Ce tribunal, qui compléterait les efforts de la Cour pénale internationale, pourrait jouer un rôle clé dans la poursuite des responsables politiques et militaires russes.
« La France rejoindra le comité directeur du Tribunal spécial, et nous espérons voir la concrétisation de sa création lors de la réunion ministérielle prévue à Chisinau, les 14 et 15 mai prochains », a déclaré Barrot devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Cette initiative s'inscrit dans un contexte où l'Union européenne, par l'intermédiaire de la Commission, a déjà engagé des démarches pour devenir membre fondateur de cette institution judiciaire.
La situation en Ukraine reste gravement préoccupante, car les hostilités se poursuivent. Emmanuel Macron a exprimé un « optimisme raisonnable » quant à la possibilité de débloquer un prêt de 90 milliards d'euros destiné à aider l'Ukraine, suite à l'échec des élections hongroises où le Premier ministre Viktor Orbán était un opposant clé.
Outre cela, d'autres nations européennes, comme l'Allemagne, intensifient également leur position. Berlin a convoqué l'ambassadeur russe après des menaces perçues à l'encontre de ses cibles militaires en lien avec le soutien accordé à l'Ukraine.
Cette dynamique souligne un engagement fort des pays européens à établir des mécanismes pour faire face à l’agression russe. Les experts estiment que la mise en place de ce tribunal pourrait servir non seulement de symbole de justice, mais aussi d'outil précieux pour dissuader de futures violations de droits humains, comme l’exprime la juriste Iris Nivelle dans un entretien avec Le Monde.







