Emmanuel Macron a reconnu mardi 21 janvier lors d'une conférence de presse aux côtés du premier ministre libanais Nawaf Salam, qu'il existe une « interrogation légitime » concernant la suspension de l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël. Cette déclaration intervient alors qu'Israël est accusé de mener des actions contraires à ses engagements historiques, surtout en ce qui concerne le Liban.
Le président français a également déclaré : « Ce n’est pas le moment de précipiter une confrontation, surtout après qu'Israël a accepté un cessez-le-feu pour le Liban et engagé des discussions ». Macron préfère la prudence, insistant sur le fait que la situation ne peut plus rester immuable comme par le passé.
Macron a par ailleurs mis en avant la nécessité de « donner du temps » aux négociations américano-iraniennes, malgré l'échéance imminente de leur cessez-le-feu, en appelant à ne pas « laisser la guerre reprendre ses droits ». Il a exprimé qu'il est « indispensable » que la trêve, encore « très fragile », puisse perdurer car les conflits ne se résolvent pas en un instant.
Une trêve à pérenniser
Macron a souligné que cette trêve doit être prolongée afin de créer une dynamique de stabilisation durable. Il a également précisé qu'il est crucial de parvenir à un « accord politique entre Israël et le Liban » pour assurer la sécurité et l'intégrité territoriale de ces pays, ouvrant ainsi la voie à une normalisation de leurs relations.
Enfin, Emmanuel Macron a affirmé que la France demeure « prête à maintenir son engagement sur le terrain » même après le retrait programmé de la Finul, la mission de l'ONU, prévu pour la fin de l'année. Cette déclaration souligne l'engagement continu de la France dans la recherche de la paix au Moyen-Orient, alors que la situation reste tendue et complexe.







