Les discussions entre les États-Unis et l'Iran stagnent, le détroit d'Ormuz devenant un terrain de tensions navales. À ce sujet, Trump a déclaré que Téhéran était responsable de l'impasse actuelle.
Lors d'une annonce récente, le président a prolongé le blocus américain, citant de "graves divisions au sein du gouvernement iranien" comme raison. Cette assertion a été fermement réfutée par des représentants iraniens, qui qualifient ces discours de manœuvres politiques.
"Nous avons été instruits de suspendre nos opérations jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition unifiée", a-t-il déclaré.
Réagissant à ces propos, un porte-parole du président iranien a balayé ces affirmations, insistant sur une "exceptionnelle unité" au sein du gouvernement. "Il n'y a pas de factions opposées en Iran; nous sommes tous unis sous la Révolution", a indiqué Masoud Pezeshkian, président du parlement iranien.
Refus collégial de négocier à Islamabad
En public, les responsables iraniens affichent une position uniforme contre les négociations avec les Américains, affirmant que Washington viole toute tentative de cessez-le-feu. Tous s'accordent à dire que le blocus américain doit être levé avant tout dialogue possible.
Azadeh Kian, sociologue à l'université de Paris-Cité, mentionne que les autorités iraniennes attendent une restauration de la confiance avec les États-Unis après plusieurs attaques, notamment en juin 2025 et février 2026.
Sanam Vakil, du groupe de réflexion Chatham House, abonde en ce sens : "Il n’y a pas de preuve d'une grande fracture au sein du pouvoir iranien. Les divisions qui existent ne se manifestent pas en public".
Trita Parsi, analyste au Quincy Institute, soutient également que les messages contradictoires ne reflètent pas une incapacité du régime à articuler une position cohérente.
Concentration des pouvoirs en temps de guerre
Le paysage politique en Iran a évolué après la Révolution islamique. Actuellement, le pouvoir semble se cristalliser autour des Gardiens de la Révolution et des militaires, un changement noté par Azadeh Kian, qui décrit un régime désormais militarisé.
Les éliminations de figures clés à la suite de conflits ont favorisé une concentration du pouvoir, avec des décisions de plus en plus dominées par un groupe restreint.
Radicalisation des oppositions internes
Malgré cette concentration de pouvoir, certains dirigeants, comme Mohammad Bagher Ghalibaf, acceptent d'engager des discussions. Cependant, cette approche est souvent contrecarrée par des critiques émanant des factions les plus conservatrices. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a été confronté à des oppositions lors de son discours sur l'ouverture du détroit d'Ormuz.
Dans l'ensemble, les tensions internes au régime n'ont, jusqu'à présent, pas empêché la poursuite des pourparlers avec les États-Unis, bien que les éléments radicaux continuent de faire entendre leur voix.







