Le croiseur MV Hondius, impliqué dans un incident lié à un foyer d’hantavirus, atteint les îles Canaries ce dimanche à l'aube. Le processus d’évacuation de près de 150 passagers et membres d’équipage considérés comme contacts à haut risque par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est prévu sous des mesures strictes de sécurité sanitaire. La ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez, a indiqué que le bateau accosterait entre 4 et 6 heures, tandis qu'une partie de l'équipage demeurera à bord avant que le navire ne poursuive son chemin vers les Pays-Bas.
L’OMS, pourtant préoccupée, a également tenté de rassurer la population locale. Selon des sources de FranceInfo, le risque de propagation du virus est faible, même si le dernier bilan recense six cas confirmés d'hantavirus parmi huit cas suspects. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l'OMS, a souligné la nécessité d'une vigilance continue tout en s’engageant à garantir la santé publique. "Le risque pour la population générale est actuellement très limité", a-t-il déclaré.
David Parada, un vendeur local, a exprimé la tranquillité générale : "Il y a des inquiétudes mais je ne vois pas les gens très préoccupés".
Les opérations d’évacuation se dérouleront entre dimanche et lundi, les passagers seront débarqués par groupes échelonnés, débutant par les 14 Espagnols. Chaque individu portera un masque FFP2 pour prévenir toute transmission potentielle. Les passagers seront ensuite transportés vers l’aéroport de Tenerife-Sud pour leur rapatriement. Des mesures similaires seront appliquées pour les touristes britanniques, qui seront mis à l'isolement dans un hôpital près de Liverpool après leur retour, comme l’a confirmé le NHS.
À Tenerife, les autorités locales ont exprimé leurs préoccupations quant au choc économique et social que représente la situation. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a également souligné son engagement à accueillir le MV Hondius, affirmant un devoir moral et légal d'assurer la sécurité des passagers touchés.
Après confirmation de l’individu, l’hantavirus se propage généralement par des rongeurs infectés, mais dans ce cas particulier, l’hantavirus Andes présente un risque de transmission d’homme à homme, avec un délai d’incubation qui peut aller jusqu’à six semaines. Une gestion proactive est donc essentielle pour éviter une crise plus importante.







