Le président croate Zoran Milanovic a annoncé, le 18 mai, son refus d'approuver la nomination de Nissan Amdur en tant que nouvel ambassadeur d'Israël dans son pays. Son choix s'appuie sur une ferme opposition aux actions israéliennes à Gaza, ajoutant ainsi un chapitre délicat aux relations diplomatiques entre Zagreb et Jérusalem.
Dans un communiqué officiel, Milanovic a stipulé que Nissan Amdur « n'a pas reçu et ne recevra pas » l'agrément nécessaire pour exercer ses fonctions. Cette décision semble s’inscrire dans une ligne de critique régulière du président envers Israël, dénonçant ses opérations militaires contre les Palestiniens. Selon CNews, cette position représente un virage significatif dans la diplomatie croate.
Israël a « enfreint la règle tacite »
L'une des préoccupations déclarées de Milanovic concerne la manière dont Israël a annoncé la nomination. Il accuse la nation hébreuse d'avoir « enfreint la règle tacite » en présentant le nom d'Amdur sans son accord préalable. Malgré ce blocage diplomatique, des sources indiquent qu'Amdur devrait néanmoins arriver en Croatie fin mai, mais en tant que chargé d'affaires.
Ce type de friction soulève des questions sur l'avenir des relations croato-israéliennes. Pour certains analystes, cette décision pourrait avoir des répercussions sur d'autres pays de la région, en fonction de la manière dont les gouvernements s'alignent sur la question israélo-palestinienne. En somme, la prise de position de Milanovic marque un moment fort dans l'engagement croate sur cette question épineuse, et suscite l'intérêt de la communauté internationale.







