Les procureurs affirment qu'aucune responsabilité ne peut être évoquée pour le moment concernant l'affaire Lyhanna, selon un communiqué publié le 5 juin.
« À ce stade, dans l’attente des résultats des inspections, il serait prématuré d’évoquer d’éventuelles responsabilités ou sanctions », déclarent la Conférence des procureurs généraux et celle des procureurs de la République. Ce communiqué, diffusé le 5 juin, précise le contexte délicat autour des plaintes visant Jérôme B., le principal suspect de l’affaire.
Particulièrement ciblée, la procureure d’Auch, Clémence Meyer, a été critiquée par une source gouvernementale pour « ne pas avoir appliqué » une directive pénale émise janvier 2025 par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Cette circulaire préconisait une « vigilance accrue » et un « traitement prioritaire » dans les affaires touchant à la violence sur les mineurs.
Des défis persistants dans le traitement des affaires
Dans leur communiqué, les procureurs évoquent « les appels répétés à une attention accrue » des ministres de la Justice concernant les difficultés rencontrées dans le traitement des enquêtes préliminaires. Ils soulignent que les parquets dépendent fortement des capacités d'investigation des services de police et de gendarmerie, qui sont souvent submergés par un stock important de dossiers et des délais de traitement inquiétants.
Les procureurs mettent également en lumière que « la priorité accordée à la lutte contre les violences intrafamiliales et le narcotrafic ne justifie pas le retard dans le traitement d'autres affaires, notamment celles impliquant des mineurs ou des infractions sexuelles ».
Pour faire avancer la situation, Gérald Darmanin a convoqué l'ensemble des procureurs généraux à une réunion à la Chancellerie, prévue pour lundi prochain.
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