Le cancer colorectal, touchant autant les hommes que les femmes, se forme à l'intérieur du côlon ou du rectum. Ce cancer est particulièrement fréquent après 50 ans et demeure la deuxième cause de mortalité par cancer en France. La bonne nouvelle ? Lorsqu'il est identifié à un stade précoce, le taux de guérison grimpe à 90 %. Pourtant, pour en arriver là, un dépistage simple, rapide et réalisable à domicile est proposé tous les deux ans à partir de 50 ans.
À quoi sert le dépistage du cancer colorectal ?
Destiné à identifier les cas de cancer colorectal, le dépistage aide principalement à détecter les lésions précoces, notamment des « polypes » qui peuvent évoluer en cancer. Ce dépistage joue donc un rôle crucial dans l'amélioration des chances de guérison. En effet, 90 % des cancers colorectal détectés précocement peuvent être guéris.
Le test, pris en charge intégralement par l'assurance maladie, ne nécessite aucun frais de la part des patients. Ses résultats favorisent une intervention plus rapide et donc une meilleure issue pour les personnes concernées.
Qui doit pratiquer un dépistage du cancer colorectal ?
En France, 7 individus sur 100 développent un cancer colorectal, avec une majorité de cas survenant après 50 ans. Pour cette raison, le dépistage est recommandé à toutes les personnes de 50 à 74 ans. Tous les deux ans, ces adultes reçoivent une invitation pour obtenir un kit de test auprès de leur médecin. Ce dernier guide également l'utilisation de ce kit en tenant compte des antécédents médicaux du patient.
Les personnes avec des antécédents familiaux de cancer colorectal ou de polypes se voient souvent orientées vers un suivi plus précis et des examens complémentaires adaptés.
Comment se déroule le dépistage du cancer colorectal ?
Le dépistage est un test facile à effectuer à domicile, portant essentiellement sur la recherche de saignements invisibles provenant des selles. L'utilisateur prélève un échantillon grâce à une tige fournie, qui est ensuite placé dans un tube hermétique.
Ce kit est accompagné d'une enveloppe T pour retourner le tube au laboratoire. Les résultats sont communiqués au patient et à son médecin. Un résultat négatif, fréquent dans 96 % des cas, signifie simplement qu'il faudra renouveler le test dans deux ans. Toutefois, si des signes inquiétants comme du sang dans les selles apparaissent, il est impératif de consulter un médecin.
Un résultat positif indique la présence possible de sang dans les selles, mais cela ne signifie pas nécessairement un cancer. Dans ce cas, une coloscopie, réalisée par un gastro-entérologue, peut être recommandée afin d'explorer plus en profondeur et éventuellement retirer des polypes avant qu'ils ne deviennent cancéreux.







