La cour d'assises des mineurs de la Moselle a prononcé ce vendredi 5 juin une peine de 10 ans de réclusion criminelle à l'encontre d'un homme de 19 ans, reconnu coupable d'agressions sexuelles et de viols sur sept jeunes filles et adolescents. En plus de la peine d'emprisonnement, un suivi socio-judiciaire de cinq ans a été ordonné, soulignant l'importance de la réhabilitation après de tels actes.
Lors du procès, le parquet avait demandé une peine encore plus sévère, avec 13 ans de réclusion criminelle, assortie d'un suivi judiciaire de 14 ans. « C'est une belle condamnation », a déclaré Me Zakia Ait Ali Slimane, avocate de deux des victimes, mettant en avant la prise en compte de l'âge du condamné et de la multiplicité des victimes.
Échos d'un passé tumultueux
Me Sophie Friha, l'avocate de la défense, a souligné que le jeune homme reconnaît les faits, affirmant qu'il est également une victime, ayant subi des traumatismes durant son enfance. « La société a failli, tout comme ses parents, il a manqué d'amour », a-t-elle déclaré.
Le tribunal a pris en compte l'irresponsabilité pénale pour les faits commis avant qu'il n'atteigne 13 ans. Les agressions recensées auraient débuté en 2013, touchant deux cousines, et se seraient poursuivies jusqu'en 2019, parfois avec violence.
Des actes de violence inacceptables
Des menaces avec une arme, notamment un couteau, ont été rapportées par plusieurs victimes. Par ailleurs, en 2022, alors qu'il était au lycée, il a été accusé d'avoir agressé sexuellement une camarade, un acte qui a provoqué un climat de peur et de méfiance au sein de son entourage.
La représentante du parquet a spécifiquement évoqué l'absence de remords, demandant à la cour d'écarter l'excuse de minorité, vue la gravité des actes et la personnalité de l'accusé. La décision de justice affirme ainsi la nécessité de protéger les plus vulnérables et d'agir contre la violence sexuelle, un combat qui reste d'actualité dans notre société.







