Emmanuel Macron a honoré, ce mardi 23 juin, la mémoire de Marc Bloch, un historien, soldat et résistant qui fut tragiquement assassiné par la Gestapo. Ce moment solennel marque la sixième panthéonisation orchestrée par le président, précédée par des figures comme Simone Veil et Joséphine Baker.
Lors de cette cérémonie ouverte au public, Macron a évoqué le parcours d'un homme porté par la quête de compréhension et d'idéaux partagés. L'auteur de L'Étrange défaite a été salué par le président comme une voix fondamentale pour la nation, ses travaux offrant un contrepoids au "conformisme" qui mine la "volonté française".
« Mort héroïque parce que stoïque », a déclaré Macron, soulignant l'importance de la laïcité et le combat éternel contre l'antisémitisme d'État initié par le régime de Vichy. "Marc Bloch est un symbole de la résistance intellectuelle, dont les enseignements résonnent aujourd'hui plus que jamais", a-t-il affirmé, insistant sur le lien entre l’histoire et la lutte pour la vérité.
Un héritage de résistance
Le président a également insisté sur le fait que l'approche scientifique adoptée par Bloch dans son étude de l'histoire constitue un antidote aux déformations contemporaines. « Il a fait de l’histoire un combat », a-t-il déclaré, en rappelant que son héritage demeure vivant dans notre société.
En évoquant le désastre de 1940, Emmanuel Macron a rappelé la voix de Marc Bloch comme un cri d'alarme contre le déclin et l'inaction. Son message reste crucial dans un monde où la mémoire collective est souvent remise en question.
Ce moment d'hommage n’a pas été sans controverse. Bien que le protocole républicain implique la présence de chefs de partis politiques, Marine Le Pen et d’autres figures de l’extrême droite sont absentes, une situation qui a été commentée par l'arrière-petit-fils de Marc Bloch, Matis, qui a exprimé son agacement face à une appropriation de l'œuvre de son ancêtre par ceux qui défendent des valeurs diamétralement opposées à celles prônées par l’historien.
Cette panthéonisation, se veut donc plus qu'un hommage : elle évoque un devoir de mémoire, une responsabilité partagée de préserver l'héritage de ceux qui ont lutté pour la vérité et la justice.







