Le Venezuela est en émoi avec un bilan tragique de près de 920 morts et plus de 50.000 personnes portées disparues suite à un double séisme d'une magnitude de 7,2 et 7,5, survenu mercredi dernier. Alors que l'aide des autorités reste limitée, le désespoir grandit parmi la population.
Particulièrement touchée, La Guaira, une ville côtière proche de Caracas, a été presque totalement rasée. Les habitants déplorent le manque de coordination et d'efficacité des opérations de sauvetage menées par le gouvernement. "Nous avons besoin de machines et de personnes pour nous aider à retrouver nos proches!", implore une habitante au milieu des débris.
Le président de l'Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, a révélé que le nombre de fatalities a considérablement augmenté depuis les premiers bilans de 589. L'ONU estime également que près de 3.000 personnes ont été blessées.
A Genève, Tom Fletcher, responsable de l'aide humanitaire de l'ONU, a alerté sur le fait que plus de 50.000 personnes sont actuellement portées disparues, un chiffre qui pourrait encore augmenter au fur et à mesure que les opérations de sauvetage avancent.
Les secouristes, venus de 17 pays, intensifient leurs efforts pour retrouver des survivants parmi les décombres. En plus des équipes venant du Salvador, du Mexique, de la Colombie et de l'Équateur, des soutiens supplémentaires en provenance du Chili et de la Suisse ont été observés. Javier Pava, un expert en gestion des risques, a déclaré : "L'essentiel ici, c'est de sauver des vies. Nous sommes déterminés à réduire le nombre de victimes au strict minimum."
Malgré un climat de panique et de désespoir, les opérations de secours continuent tout au long de la journée, mais les défis sont immenses. Voici un exemple poignant : Alessandro del Giudice, un jeune homme de 23 ans, pleure la perte de son père, pris au piège sous les décombres. "Il est là", sanglote-t-il, tandis que sa grand-mère, impuissante, utilise ses mains pour dégager les gravats.
Sur les réseaux sociaux, une liste non officielle de disparus circule, comptant plus de 51.000 noms, dont ceux de plusieurs ressortissants étrangers, y compris des Brésiliens et des Espagnols.
Face à cette catastrophe, la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a décrété La Guaira comme "zone sinistrée", un effort pour attirer l'attention nationale et internationale sur l'ampleur de la crise.
En parallèle, Maria Corina Machado, figure de l'opposition et prix Nobel de la paix, a appelé à la libération de tous les prisonniers politiques pour permettre aux familles de se réunir durant cette période douloureuse.
Les États-Unis, en réponse à cette crise, ont promis 150 millions de dollars d'aide humanitaire, ainsi que l'envoi de navires et d'avions de soutien. Le général Kevin Jarrard est déjà à Caracas pour superviser les opérations de sauvetage et de distribution de l'aide.
Le Venezuela, pays sismique, a particulièrement ressenti les effets de ces tremblements de terre depuis mercredi, avec plus de 130 répliques signalées, un rappel tragique de la vulnérabilité de la région face à de telles catastrophes naturelles.







