Dimanche 28 juin, un tragique accident a coûté la vie à onze personnes lors d'un baptême de parachutisme près de l'aérodrome de Nancy-Essey.
Ce crash est considéré comme l'un des plus graves en France en dehors des incidents militaires ou commerciaux. Les victimes, comprenant cinq moniteurs et leurs élèves ainsi qu'un pilote, ont perdu la vie presque immédiatement dans l'événement survenu peu avant midi, a déclaré le préfet, Yves Séguy, lors d'une conférence de presse. « Aucune victime collatérale », a-t-il tenu à préciser.
Un baptême de parachutisme tragique
Parmi les victimes, plusieurs étaient infirmiers, comme l'a révélé Thierry Pechey, président du Conseil départemental de l'ordre infirmier en Meurthe-et-Moselle. « C'était un moment de détente, peut-être pour faire face à des périodes éprouvantes », a-t-il noté. François Pélissier, président de l'aérodrome, a décrit cet événement comme « un drame absolu », précisant que pour certaines victimes, ce Baptême représentait un chaleureux cadeau.
Vers 11h25, des témoins ont évoqué l’avion, un modèle Pilatus immatriculé en Allemagne, qui semblait grimper puis a brusquement cessé de fonctionner. Un témoin a déclaré : « Tout à coup, plus de bruit... Il est parti sur la droite. » A la suite de l’accident, il a réussi à se rendre sur le site avec un extincteur pour lutter contre les flammes, et a décrit la scène tragique qui s'est déroulée.
Le maire de Nancy, Mathieu Klein, a souligné l'ampleur de la catastrophe, signalant que l'avion était tombé très près des habitations, ajoutant : « Cela aurait pu être bien pire ». Selon le maire de Tomblaine, Hervé Féron, l’avion a chuté « de façon inexpliquée », alors qu'il était encore en phase de montée.
À la suite de cette tragédie, une cellule d’urgence médico-psychologique a été mise en place pour aider les proches des victimes et les témoins présents sur les lieux. « Nous pensons aux victimes et à leurs familles », a indiqué le préfet.
Enquête et mesures de sécurité
Le procureur adjoint Amaury Lacôte a indiqué que l’enquête avait été confiée à la section des recherches de Paris, en collaboration avec la brigade de gendarmerie des transports aériens. Une association d’aide aux victimes a également été mobilisée.
Les services de secours, y compris cinquante pompiers et des enquêteurs spécialisés, ont été déployés sur place pour évaluer et gérer la situation. La police a demandé au public de rester à l'écart de la zone afin de faciliter l'intervention des secours.







