Au lendemain du tragique accident d'un avion de parachutisme près de Nancy, qui a coûté la vie à onze personnes, la Fédération française de parachutisme (FFP) a exprimé de vives inquiétudes. Son président, Yves-Marie Guillaud, a pointé du doigt des manquements notables aux règles de sécurité, remettant en question l'organisation du vol.
"Cet incident a eu lieu au sein d'une structure en dehors de la fédération, ne respectant ni le Code du sport ni les directives fédérales, et se soumettant uniquement à ses propres règles," a déclaré Guillaud sur les ondes de RTL. La société à l'origine du vol, non affiliée à la FFP, opère directement sous la supervision de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).
"Par des températures pareilles, mettre cinq tandems dans un Pilatus, je le dis franchement, c'est une pure folie," a lancé exaspéré Yves-Marie Guillaud.
Le président de la fédération a particulièrement souligné la surcharge de l'appareil, le Pilatus PC-6, qui transportait cinq tandems. "Je n'ai jamais vu cinq tandems dans un Pilatus et je suis même étonné qu'on ait eu l'idée de procéder ainsi," a t-il ajouté. Guillaud a alerté sur le fait que les conditions météorologiques à ce moment-là rendaient cette situation encore plus périlleuse, qualifiant cette pratique de "facteur potentiel d'accident".
Des experts en aviation soulignent également qu'une telle surcharge peut compromettre le contrôle de l'appareil en cas de nécessité d'évitement ou d'autres situations d'urgence, augmentant ainsi les risques pour tous à bord. La DGAC devra mener une enquête approfondie sur les circonstances entourant cet événement tragique pour que de tels accidents ne se reproduisent plus.







