Dans un événement tragique survenu à Paveh, dans l'ouest de l'Iran, deux membres éminents des Gardiens de la Révolution islamique, armée idéologique du pays, ont été abattus par balle. Cette attaque, décrite par les médias d'État comme un "acte terroriste", a eu lieu près de la frontière avec la région autonome du Kurdistan irakien, ont rapporté les autorités le 30 juin.
La télévision publique signalait également que deux autres membres des Gardiens avaient été blessés lors de cette embuscade. Si l'identité des assaillants reste indéterminée, les autorités iraniennes soulignent que la situation est activement enquêtée.
Une déclaration de la chaîne nationale affirmait que "les circonstances exactes de l'incident ainsi que les mesures visant à identifier les responsables sont actuellement à l'étude". Les Gardiens de la Révolution, peu après l'attaque, ont insinué qu'ils pourraient imputer la responsabilité à des groupes séparatistes kurdes opérant dans la région, souvent perçus comme ayant des liens avec les États-Unis et Israël, adversaires de Téhéran.
Des tensions croissantes et des accusations
Cette région a longtemps été un foyer de conflits entre forces iraniennes et groupes armés, entraînant un cycle interminable de violence. Téhéran a fréquemment dénoncé les activités de ces groupes, les qualifiant de "mercenaires sionistes-américains". La situation s'aggrave également dans d'autres parties du pays, comme l'a récemment rapporté la télévision irakienne sur un incident à Saravan, où un véhicule familial a été la cible de tirs, entraînant la mort de plusieurs membres de la famille.
Le Sistan-Baloutchistan, une province frontalière de l'Iran qui englobe des populations ethniques diverse mais majoritairement sunnites, souffle souvent au cœur des tensions politiques et sociales, aggravées par la pauvreté chronique dans la région.
Les experts soulignent que ce type de violence pourrait être le signe d'une escalade des hostilités entre l'Iran et les factions soutenues par ses ennemis régionaux. Le Dr. Amir Hassan, analyste des questions sécuritaires au sein de l'université de Téhéran, a déclaré : "Ce cycle de violence montre que la paix dans cette région est toujours un rêve lointain, tant que ces factions continuent de se battre pour leurs intérêts politiques".







