Seuls 132 députés ont voté pour, loin des 289 voix nécessaires pour renverser le gouvernement, lundi 6 juillet 2026. La gauche est également apparue très divisée lors de ce vote.
L’Assemblée nationale a rejeté, lundi 6 juillet 2026, la motion de censure présentée par les écologistes, une décision qui a mis en lumière les divisions au sein de la gauche française. Selon des sources au parlement, seulement 132 députés ont soutenu cette motion, bien en deçà des 289 voix requises pour démettre le gouvernement. Parmi les soutiens, on trouve 7 membres du groupe GDR (sur 17), l’intégralité des députés LFI, 32 écologistes sur 38 et 20 socialistes sur 68, y compris Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, qui a choisi de s'aligner sur l'opposition.
« Cette motion n’a pas été déposée pour obtenir un débat sur la canicule », a déclaré Sébastien Lecornu, le Premier ministre, avant le vote. Selon lui, il s'agissait d'une manœuvre destinée à tester la solidarité au sein de la gauche et à faire pression sur ses différentes composantes en vue des élections présidentielles. Il a également accusé les écologistes d'« instrumentaliser les victimes de la canicule » pour des gains politiques.
Ce « n’est pas une alerte. C’est une faute »
« Présenter comme définitifs des chiffres qui ne le sont pas, additionner des décès de nature différente et accuser le gouvernement d’avoir des morts sur la conscience n’est pas une alerte. C’est une faute », a-t-il souligné durant la séance à l'Assemblée.
Cette motion de censure a été annoncée par Cyrielle Chatelain, la présidente du groupe écologiste, qui a vivement critiqué le gouvernement pour son mauvais bilan face à la canicule présente et celle à venir. Sa déclaration avait suscité une vive interaction avec Sébastien Lecornu, qui avait rappelé que la question de la gestion des crises est cruciale et que toute accusation doit être fondée sur des éléments concrets.
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