En visite à Paris le 13 juillet pour la coalition des volontaires pour l'Ukraine, le président Volodymyr Zelensky a fait le point sur la situation militaire de son pays, engagé dans un conflit avec la Russie depuis plus de quatre ans.
Ce sommet a pour but de renforcer le soutien occidental face à l'invasion russe, ainsi que de discuter de la sécurité en Europe. Lors d'un entretien avec BFM TV, Zelensky a souligné l'importance de cette réunion et sa participation au défilé du 14 juillet à Paris.
"Ce défilé et cette réunion en sont un excellent symbole," a déclaré le président ukrainien, ajoutant : "Il est crucial d'expliquer aux gens que la guerre est présente, même si elle semble éloignée de leurs frontières. Je remercie les Français pour leur compréhension envers l'Ukraine." Ce jour-là, 25 soldats ukrainiens marcheront aux côtés de 500 militaires des nations membres de la Coalition des volontaires.
Un bouclier aérien pour l'Europe
Zelensky a également indiqué que "depuis le début de l’année, la Russie a perdu 150 000 soldats pour des gains insignifiants" et qu'ils n'ont plus l'initiative sur le champ de bataille. Il a rappelé la volonté de son pays de se défendre. L’Ukraine est désormais capable de produire des drones et des missiles. "Nous avons l'une des armées les plus puissantes au monde, mais nous devons faire face à des conditions difficiles. Nous avons encore de nombreux besoins, y compris en matière de drones et d’artillerie, malgré nos efforts de production, " a-t-il précisé.
Le président a aussi mentionné la possibilité pour la Russie d'envoyer des missiles à "5 000 kilomètres". Ainsi, l'Ukraine travaille sur un projet de bouclier aérien, en partenariat avec ses alliés. "Nous élaborons un système antibalistique, non seulement pour le commerce, mais pour notre sécurité. L'Europe doit développer sa propre défense, ce qui pourrait être moins coûteux que les systèmes américains Patriot tout en offrant une efficacité similaire," a-t-il expliqué.
Dans cette optique, l’Ukraine collabore avec "huit pays" européens, dont la France et l'Italie. "Si nos tests réussissent, ce nouveau système pourrait être opérationnel dès 2026. Cela sera un atout majeur," a conclu le président ukrainien.







