Paris (France) - Emmanuel Macron a organisé, jeudi après-midi, une réunion avec les chefs des partis politiques afin de présenter les garanties de sécurité que l'Europe, notamment la France, a promises à Kiev. Ce rassemblement survient deux jours après le sommet de la 'coalition des volontaires' à Paris, où les pays alliés de l'Ukraine se sont engagés à envoyer une force multinationale à Kiev, à la suite d'un éventuel cessez-le-feu avec Moscou.
Lors de cette rencontre, Macron a mentionné le déploiement potentiel de 'plusieurs milliers' de soldats français en Ukraine pour soutenir cette initiative. Ce point a été soulevé dans un contexte où les États-Unis, bien que prudents, ont proposé un soutien à cette mission européenne, laissant entendre qu'ils pourraient diriger un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, encore incertain.
À 17 heures, le Président de la République fait le point avec les présidents des deux chambres parlementaires et les leaders des groupes politiques. Les présidents des commissions de la Défense et des Affaires étrangères ont également été invités à assister à cette réunion.
Macron a souligné que l’objectif n’était pas de déployer des forces en première ligne de combat, mais de créer une 'force de réassurance'. Ces forces, selon ses déclarations, n’auraient pas pour mission de contrôler le cessez-le-feu sur le terrain, un rôle dévolu aux drones et aux satellites. Cependant, la nature de l'engagement militaire en cas de nouvelle attaque de la Russie reste à définir.
Les partis d'opposition, même ceux historiquement opposés à un envoi de troupes, comme La France insoumise, ont confirmé leur présence à cette réunion. Mathilde Panot, cheffe des députés LFI, a précisé vouloir rappeler l'importance du droit international, critiquant l'attitude de Macron face à la situation au Vénézuela, où il n'a pas dénoncé l'attitude des États-Unis envers Nicolás Maduro.
Les Insoumis prévoient également d'aborder le sujet de l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur, une question sensible dans le contexte politique actuel.
Cette réunion marquera sans doute une étape importante dans la stratégie française concernant la sécurité en Ukraine et la position de la France sur la scène internationale, notamment face aux critiques de l'opposition et des experts en géopolitique.







