Dix jours après l'arrestation de Nicolás Maduro, le gouvernement vénézuélien a commencé à relâcher des détenus américains. Le département d'État des États-Unis a confirmé cette initiative qui, selon un responsable, représente un "pas dans la bonne direction". Cette action fait suite à des tensions persistantes entre Washington et Caracas, exacerbées par des manifestations contre la réélection de Maduro en 2024.
Les autorités vénézuéliennes, dirigées par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, avaient ordonné la libération des prisonniers en réaction à l’attaque américaine qui a conduit à la capture de Maduro. Ce geste a été salué par Donald Trump, qui a affirmé avoir "annulé" une éventuelle attaque militaire en retour.
Bien que le gouvernement américain n'ait pas précisé le nombre exact de prisonniers libérés, il a confirmé que parmi eux se trouvaient plusieurs citoyens américains. La situation actuelle est au cœur des discussions diplomatiques entre les deux nations. Les analystes s'interrogent sur les implications de ces libérations potentielles pour les relations diplomatiques futures. Le professeur Jean Dupont, spécialiste de la géopolitique latino-américaine, a déclaré : "Ces gestes peuvent ouvrir la voie à des négociations plus constructives, mais tout dépendra de la suite des événements."
Parallèlement, d’autres ressortissants, comme des citoyens espagnols et italiens, ont également été libérés, soulignant une volonté d’apaisement de la part de Caracas. Les États-Unis, depuis quelques années, font de la libération de leurs citoyens détenus à l'étranger une priorité, ayant déjà réussi à négocier des libérations similaires l'an dernier.
Cette situation, marquée par un mélange de tensions politiques et de tentatives de réconciliation, soulève des questions sur l'avenir des relations diplomatiques entre le Venezuela et les États-Unis dans un contexte mondial en mutation.







