Donald Trump a déclaré que les États-Unis prendraient des mesures « très fortes » si le gouvernement iranien procédait aux exécutions des manifestants arrêtés lors des récentes manifestations. Ce mouvement, qui a débuté fin décembre, représente l'un des mouvements de protestation les plus significatifs en Iran depuis la révolution de 1979.
Le Département d'État américain a relevé qu'une première exécution était imminente, notamment celle d'Erfan Soltani, 26 ans, prévue pour le 14 juin. Depuis le début des manifestations, plus de 10 600 manifestants ont été appréhendés. Amnesty International a exprimé son inquiétude, réclamant un moratoire sur les exécutions.
« Nous agirons de manière très forte si une telle décision est mise en œuvre », a menacé Trump lors d'une interview avec CBS, tout en promettant une aide substantielle aux manifestants via son réseau Truth Social. Il a incité ces derniers à « continuer à manifester et à reprendre le contrôle de leurs institutions ».
Du côté iranien, le ministère des Affaires étrangères a accusé les États-Unis de chercher à déstabiliser le régime, interprétant ces tensions comme un prétexte à une intervention militaire. L’Iran a également connu des brutalités policières, avec au moins 734 morts selon l’ONG Iran Human Rights. Des rapports font état de « tueries à grande échelle » orchestrées par les forces de sécurité iraniennes.
Les réactions internationales se multiplient face à cette escalade. L'ONU s'est déclarée « horrifiée » par la situation actuelle, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, mentionne des sanctions supplémentaires contre Téhéran en préparation. De plus, Trump a prévu l'imposition de droits de douane de 25 % sur les partenaires commerciaux de l'Iran, dans un effort pour exercer une pression économique supplémentaire.
Dans un contexte de répression croissante, Téhéran a limité l'accès à Internet depuis le 8 janvier, invoquant des raisons de sécurité. Des sources locales rapportent que les forces de sécurité se sont montrées moins présentes à Téhéran, signalant peut-être un changement de stratégie face aux manifestations persistantes.
En parallèle, Reza Pahlavi, fils de l'ancien roi d'Iran, a adressé un message aux manifestants, affirmant que le monde prend conscience de leur lutte et leur courage. En effet, alors que la répression fait rage, le potentiel de mobilisation nationale apparaît encore significatif, renforçant l'idée que le régime iranien pourrait faire face à des défis plus importants à l'avenir.







