Brittany Ferries, opérateur emblématique du transport maritime, fait face à un défi majeur depuis le déraillement de son train de fret le 11 janvier 2026, près de Carentan, dans la Manche. Cet incident a interrompu la liaison essentielle entre Cherbourg et Bayonne, deux points stratégiques pour la logistique en France.
Pour pallier cette crise, l'entreprise a choisi de redéployer son navire Commodore Clipper pour assurer un service de transport de marchandises entre Poole (Angleterre) et Bilbao (Espagne). Cette décision permet de contourner la paralysie engendrée par l'accident ferroviaire, garantissant ainsi une continuité de service pour ses clients.
Des experts du secteur, comme Jean-Michel Chalumeau, ancien directeur de la SNCF, soulignent que cette réactivité est cruciale pour maintenir la confiance des clients. "Il est essentiel pour les entreprises de transport de s'adapter rapidement face à des événements imprévus pour minimiser l'impact logistique et économique. Brittany Ferries montre ici son agilité", a-t-il déclaré lors d'une interview.
Au-delà des détails logistiques, cet incident soulève des questions sur la sécurité des infrastructures ferroviaires en France. De nombreux médias, dont Le Marin, rapportent des inquiétudes croissantes concernant l'état des voies et la nécessité d'un investissement accru dans la maintenance des lignes ferroviaires. En effet, le gouvernement a été interpellé par plusieurs élus locaux sur la nécessité d'améliorer la sécurité ferroviaire.
Pour le moment, Brittany Ferries a rassuré ses partenaires commerciaux quant à ses engagements, malgré les désagréments engendrés par cette crise. Une situation à suivre de près, tant pour les acteurs du secteur que pour les usagers de ces modes de transport.







